Dans les horizons infinis et obscurs
Plongent mon innocence et candeur arrachées
Ma vie devenue paranoïaque
S’abreuve du matin au soir
Dans les ruisseaux des villages
Rasés dévastés et abandonnés
Des villages aux parfums moribonds
Nous chassent nous livrant à la terreur humaine
Nos vies exposées à la cruauté humaine
Sont sans orientations certaines
Assez d’innocents croupissent
Sous l’effet de la perversité humaine
Les sommeils nous ont fuis
Nous laissant dans l’insomnie devenue endémique
La vie est âpre et légère d’espoirs
Pour nos enfants arrachés abruptement
À un monde qui les prédisposait
À un avenir radieux
Des rêves nourris aux rêves enterrés
L’avenir s’enterre
Ma jeunesse tient sur un rocher
La laissant en vogue
Etourdis dans ce monde flou
Retrouverons-nous la route de l’espoir ?
Obligés de se nourrir des déjections d’animaux
Qui du moins ont un brin d’humanisme
Tels des vautours mendiants
Nous nous sentons privés de la félicité
Rejetés du monde humain
Et exclus du festin commun des hommes
Nous sommes tels des vautours
Déambulant dans les vastes écumes
Écumant les corps sans vies des nôtres
Qui gisent dans leur propre sang
Amoncelés tels des sardines dans une boite
Nous sommes privés d’espérance à une vie faste
Des villages rasés des maisons brulées
Des vies enlevées des nôtres effacés
Et nos espérances avec !
Les hommes sont tels des monstres destructeurs
Ils me chantent l’horreur vécue
Et créent en moi un hymne d’effroi
Fabriques du désarroi je les fuis
Me réfugiant sur le dos de mon aigle sauveur
Dans le monde des vivants je ne trouve point abri
Leurs rires et leurs mots résonnement en moi
Tels de crépitements d’armes qui ont crépi
Des chairs des nôtres les murs de nos maisons là-bas
Des cris d’indignation et de malheur
Symboliques de pertes et d’angoisses
Rendez-moi ma liberté de vivre
Rendez-moi mon monde paisible
Rendez-moi mon rêve
Mettez fin à la danse des chairs
Entonnez l’hymne de la paix
Mettez-nous en confiance
Réjouissez-nous par vos actes
Bâtissez un nouveau monde
Où la sécurité de tous
Reste un enjeu capital
Enlevez-nous de ces lieux
Où nous sommes entassés sans avenirs aucuns
Rendez-nous notre monde
Laissez-nous reconstruire nos vies détruites
Laissez-nous laver l’odeur âcre de la mort
Qui plane sur nos vies
Laissez-nous créer un climat de paix
Pour l’épanouissement des générations futures
Laissez-nous savourez les délices de la vie
Nous voulons la sécurité
Car de la sécurité
Doit être faite la vie des hommes
Description du poemé
Dans une société marquée par l’inhumanité où l’avenir de l’enfant est anéanti par la guerre, la violence et l’abandon, où les rêves sont enterrés, l’enfant est réduit à l’errance, à la privation, vit dans un climat d’insécurité permanent. Ce poème exhorte à la restauration de la paix et à la protection des droits fondamentaux de l’enfant, notamment le droit à l’éducation, à la sécurité, à la dignité et à un avenir meilleur pour les enfants à travers le monde.
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