Que se passe-t-il si le résultat d’une élection est contesté ?

Lorsqu’une élection a lieu, il est absolument essentiel que son résultat soit accepté par ceux qui y ont participé. Cela permet de garantir que la politique reste pacifique et équitable en s’assurant que les électeurs sont entendus et qu’ils sont gouvernés par le parti pour lequel ils votent.

Mais si une élection a lieu et que certains pensent qu’elle n’a pas été libre et équitable, des inquiétudes surgiront concernant le système électoral. Cela peut signifier qu’un gouvernement peut être en place mais sans le soutien des électeurs.  C’est le cas au Mozambique, dont les résultats des récentes élections générales ont été contestés par le parti d’opposition.

MOZAMBIQUE

Le Mozambique a organisé des élections générales le 15 octobre 2019, au cours desquelles l’actuel président a remporté un nouveau mandat de cinq ans et obtenu 73 % des voix. Son parti, le FRELIMO, a également remporté un peu moins des trois quarts des sièges parlementaires dans une victoire écrasante.

Cependant, les résultats de cette élection n’ont pas été acceptés par le principal parti d’opposition, la RENAMO. Ils ont affirmé que l’élection avait été marquée par l’intimidation, la violence et le truquage des votes par le parti au pouvoir, qui nie ces affirmations. La part de vote de la RENAMO a fortement diminué lors de l’élection, puisqu’elle a remporté 21 % des voix lors de la course à la présidence.  Bien que la commission électorale nationale du Mozambique, composée de 17 membres, ait approuvé les résultats par 9 voix contre 8, de nombreux observateurs indépendants ont décrit l’élection comme étant profondément entachée d’irrégularités.

En outre, le leader de la RENAMO, Ossufo Momade, a affirmé que la tricherie présumée lors de l’élection a rompu des aspects essentiels d’un accord de paix qu’il avait signé avec le parti au pouvoir en août. L’accord prévoyait des élections libres et équitables. Si les affirmations de la RENAMO sont vraies, cette partie de l’accord sera rompue. Cet accord a mis fin à des décennies de conflit entre les deux principales parties, qui ont par le passé mené une guerre civile de 1975 à 1991 et de 2013 à 2016.

Les revendications de l’opposition concernant l’élection ont remis en question l’avenir de l’accord. Cette situation est préoccupante car on pensait généralement qu’une élection libre et équitable pouvait favoriser une paix durable. Cependant, cela ne peut se produire que si le résultat des élections est accepté et les questions sur la conduite du gouvernement soulevées par la RENAMO pourraient mettre cela en danger.

CONCLUSION

Dans une démocratie, il est très important que les résultats des élections soient acceptés par tous ceux qui y prennent part. Cependant, lorsqu’on soupçonne que l’élection n’a pas été libre et équitable, des questions préoccupantes se posent quant à savoir si le gouvernement bénéficie du soutien des électeurs. Une fois que c’est le cas, le prétendu manque de soutien des électeurs peut être préjudiciable au gouvernement et ne peut souvent être résolu qu’en organisant à nouveau les élections.

Marwin Ramos

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