Introduction
Dans un pays démocratique comme Madagascar, la liberté d’expression devient spécifiquement une lutte pour ceux qui n’ont pas de pouvoir politique. Pourtant, dire, exprimer ce qu’on ressent, voit et pense, est un droit fondamental pour tout le monde sans aucune exception. Cette liberté est justifiée selon l’art 10 de la Constitution de la République de Madagascar. Donc, est ce que cette liberté d’expression existe réellement dans cette île ? Puis, comment se manifeste-elle ?
La liberté d’expression est une condition sine qua non de la démocratie
Pour garantir le fonctionnement de la démocratie, la liberté d’expression en fait partie. Donc, tout le monde est libre de dire et d’exprimer ses perceptions que ce soient politiques, sociales, économiques, culturelles, etc. Et, c’est à partir de cette expression que les gouvernements arrivent à répondre aux besoins de la population toute entière. C’est-à-dire que les citoyens expliquent ce qu’ils observent, leurs vécus, surtout ce qu’ils ont besoins, à travers de l’écriture, de l’intervention sur les médias, les journaux, les réseaux sociaux, de la participation des sociétés civiles, des lanceurs d’alertes pour demander l’avis des autorités Centro-locaux ou pour lutter contre les abus du pouvoir au sein de toutes les institutions publiques ou privées. Actuellement, c’est facile d’exprimer en public grâce à la révolution technologique. La population devient très habile pour critiquer la Politique de l’Etat concernant tous les domaines. Ce qui signifie que l’Etat est en permanence sous surveillance de la population. D’une part, cela renforce le lien entre les gouverné.e. s et les gouvernant.e.s. D’autre part, la démocratie se retrouve sans aucune protection à cause des différentes raisons.
Les expressions inconsidérées fragilisent la démocratie
Aujourd’hui, beaucoup des citoyens africains s’expriment en espérant qu’ils/elles soient entendus par leurs gouvernants. Mais personne ne s’est jamais demandé quelle responsabilité derrière cette liberté d’expression. Donc, il est indispensable de savoir que trop de liberté tue la liberté. Dans ce cas, la démocratie se retrouve entre accepter la liberté d’expression ou abandonner car aucun équilibre n’existe entre la responsabilité et la liberté au sein des pays démocratiques, y compris Madagascar. La preuve est que l’Etat malgache ne maîtrise plus les fake news qui peuvent apporter beaucoup de violences sociales. Tout le monde reste sur le fait qu’il/elle est libre d’exprimer sans avoir à se soucier des impacts négatifs au sein des institutions publiques. Puis, les acteurs du développement ne s’intéressent pas à une enquête approfondie sur les phénomènes sociaux. Donc, la démocratie n’est pas totalement morte mais elle ne s’évolue pas sans une participation citoyenne responsable, une confiance entre institutions et société, surtout sans une information fiable et une délibération raisonnée.
Conclusion
Il est vrai que la liberté d’expression est l’un des piliers des principes fondamentaux de la démocratie. Pourtant, beaucoup de travaux restent à faire pour qu’elle puisse assurer le fonctionnement de cette démocratie. A vrai dire, à Madagascar comme dans d’ autres pays démocratiques, il n’existe que de la démocratie vitrine et c’est pareil pour cette liberté d’expression. Donc, pour parvenir à une vraie liberté d’expression, il faut retravailler la loi, la politique publique, surtout une implication forte et juste sur l’État des Droits.
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