INTRODUCTION
Les Kumam, tout comme les Langi, Iteso et Karimojong, sont membres de la famille Atekerin. Ce sont ces peuples que l`on appelle communément les Nilo-Hamites. Ils vivent dans les régions de l’ouest et du sud-est du Teso. On les trouve dans le Teso dans les comtés de Kaberamaido, Soroti et Serere, et dans le Lango dans le comté de Kioga. Aujourd’hui, ils sont présents dans d’autres régions de l’Ouganda, notamment à Busoga, Tororo et Buganda. Bien qu’ils parlent le luo, ce n’est pas leur langue maternelle. Leur dialecte est le Kumam. C’est un dialecte composé de deux tiers de Luo et d’un tiers d’Ateso.
Que font les Kuman lorsqu’un de leurs proches décède au sein de leur communauté?
Contrairement aux sociétés urbaines où les décès d’êtres chers ne peuvent être appris que par les médias sociaux ou lors de la présentation des condoléances, le village reculé de Dokoro est assez unique.
Lorsqu’un membre de la communauté meurt, on entend un tambour battre dans la direction du défunt. Les femmes qui informent le village de la mort d’un membre de la communauté se mettent à gémir bruyamment. En quelques minutes, presque tous les membres de la communauté se précipitent vers la maison du défunt, créant ainsi une véritable ruche.
Les hommes s’occupent du nettoyage de la propreté notamment en enlevant les mauvaises herbes et de la végétation envahissante afin que les personnes en deuil puissent trouver un endroit propre pour enterrer leurs proches. Ils pensent que cela soulage la honte de la famille endeuillée. On peut également voir des femmes ramasser du bois de chauffage, et la cuisine couverte d’un toit de chaume commence bientôt à dégager de la fumée lorsque de la nourriture est placée sur le foyer.
Le chef du village convoque immédiatement des réunions, et chaque foyer doit s’engager ou contribuer à l’organisation de l’enterrement ou offrir son aide d’une autre manière. Quand on compare avec les villes où des prestataires de services sont engagés pour s’occuper de toutes les dispositions relatives à l’enterrement, cela permet d’économiser et d’éviter des coûts. Même la nourriture destinée à la veillée et à l’enterrement est offerte par les membres de la communauté.
A quel point ce comportement est-il impressionnant ?
Ce type de communisme est impressionnant car, dans cette société, tout le monde accompagne activement les morts. Personne n’est autorisé à aller travailler le jour où le défunt doit être enterré. Quiconque est trouvé en train de travailler dans son jardin est soit fouetté, soit condamné à une lourde amende si l’on fait preuve de clémence. Il en va de même pour la présence à l’enterrement. Quiconque est trouvé chez lui et n’assiste pas à l’enterrement encourt les mêmes sanctions que celui qui travaille le jour de l’enterrement.
conclusion
L’unité de cette tribu lorsqu’une autre est dans le besoin ou en difficulté est quelque chose que la communauté moderne devrait examiner et essayer d’adopter. L’homme « moderne » actuel est trop individualiste et égocentrique. Les gens ne peuvent pas avoir d’interactions humaines prolongées et productives. La technologie a certainement fait plus de mal que de bien. Nous devons examiner les méthodes de ces groupes indigènes et leur emprunter une feuille ou deux.
Traduit par: Abdourahamane Diallo
