Comment pourrait l’IA contribuer à sauver les éléphants d’Afrique?

L’intelligence artificielle permet aux rangers insuffisamment financés des parcs nationaux de l’Afrique d’identifier les braconniers d’éléphants.

Les braconniers (les personnes qui chassent illégalement des animaux) tuent les éléphants afin de prendre leurs défenses en ivoire et les vendent comme objets de luxe à travers du monde. Les efforts actuels pour protéger les animaux, fréquemment appelés la conservation de la faune, sont insuffisants. Un petit nombre de rangers mal équipés luttent contre des braconniers agressifs et bien organisés. Plus de 100 rangers ont été tués en 2007.

Un éléphant est tué toutes les 15 minutes. Au total, il y a environ 27 000 morts par an. La population d’éléphants a diminué considérablement au cours de la dernière décennie. Les éléphants peuvent même disparaître dans les décennies à venir si ce taux se maintient, soulignant l’urgence de trouver des solutions. L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle dans la résolution de cet immense problème.

Qu’est-ce que l’IA et pourquoi devrait-on s’en servir?

L’IA fait référence aux logiciels qui ne suivent que les instructions qu’on leur donne, (comme le fait la majorité) mais qui apprennent aussi de nouvelles techniques. À cette fin, l’IA est formée depuis longtemps pour repérer les modèles. Par exemple, en regardant les données historiques sur où les braconniers ont chassé, il peut identifier où les braconniers ont tendance à chasser. L’IA analyse les quantités de données énormes, telles que des images ou des sons, que les gens prendraient normalement des semaines ou des mois pour les passer en revue manuellement.

L’IA et les images

Actuellement, les parcs nationaux en Afrique se servent des drones (les véhicules volants sans pilote qui sont guidés à distance) pendant la nuit, lorsque les braconniers sont les plus actifs. Air Shepherd, le plus grande association caritative de conservation, travaille avec des drones de caméra vidéo, et utilise une combinaison d’humains et d’IA pour piloter les drones afin de détecter les activités illégales. Les drones ont enregistré plus de 5 000 heures de séquences dans les parcs nationaux d’Afrique.

Les parcs nationaux utilisent également l’IA pour passer en revue des images prises sur terre. L’organisation de conservation Resolve a créé une petite caméra, «TrailGuard AI», qui reconnaît les animaux et les humains. Placé dans des coins stratégiques, il informe les rangers s’il y a quelqu’un qu’il soupçonne de braconnerie. Au cours de la première année de son utilisation, des rangers en Tanzanie ont arrêté 30 braconniers. Cet appareil est extrêmement utile, compte tenu du fait qu’environ 150 gardiens du parc national du Serengeti patrouillent dans une zone similaire à la taille du Swaziland.

L’IA prédictive

On n’utilise que l’IA pour identifier les braconniers actuels, mais aussi pour prédire où sera leur terrain de chasse à l’avenir. Un groupe d’informaticiens a créé un système d’IA appelé PAWS pour devancer où les braconniers pourraient être actifs fondés sur des arrestations précédentes. Lors de leur premier essai au parc national Queen Elizabeth en Ouganda, le PAWS a dirigé les rangers vers des zones rarement visitées par les rangers pour trouver des signes d’activité illégale.

L’IA a besoin de rangers

L’IA s’est prouvé être un outil valable pour lutter contre le braconnage et améliorer les efforts de conservation de la faune. Cependant, il ne faut pas oublier que le travail se déroule dans les parcs nationaux. Cependant, il ne faut pas oublier que le travail se déroule dans les parcs nationaux. En fait, la solution contre le braconnage sera une combinaison d’IA adaptée aux conditions actuelles et une augmentation du nombre actuellement faible de gardiens qui travaillent dans des conditions dangereuses.

ANTOINE LEVIE

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