LES FACTEURS QUI AFFECTENT L’AVORTEMENT EN AFRIQUE

INTRODUCTION

“L’avortement” est l’acte de terminer une grossesse intentionnellement. Les femmes ont des raisons différentes de se faire avorter. Ces raisons et la sécurité de l’avortement dépendent de l’environnement social de la femme en question. Il est difficile de mesurer le chiffre exact d’avortements en Afrique car ils ne s’effectuent pas tous dans des hôpitaux.

LE TAUX D’AVORTEMENT EN AFRIQUE

Selon le Guttmacher Institute, entre 2010 et 2014 il y a eu environ 8,2 mille avortements par an en Afrique. Ceci est en moyenne 34 sur 1000 femmes de l’âge de reproduction (15 à 44 ans). Ce chiffre reste à peu près stable depuis 1990. Plus de femmes non mariées (38 sur 1000) que de femmes mariées (26 sur 1000) se font avorter. 15% de toutes les grossesses en Afrique chaque année terminent par l’avortement.

LES PRATIQUES DE L’AVORTEMENT

L’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande des méthodes pour faire les avortements en sécurité. Une personne qualifiée devrait réaliser l’avortement et assurer qu’on ne nuit pas à la santé de la femme. 

Entre 2010 et 2014, un sur quatre avortements en Afrique a été réalisé en sécurité. Avec les avortements peu sûrs, les femmes pourraient perdre trop de sang ou s’infecter. Cela a des conséquences pour la santé de la femme et peut coûter cher à la communauté. De tous les continents, l’Afrique a le taux le plus élevé de morts causés par l’avortement. En 2014, les avortements ont causé 16 000 morts. 

LES GROSSESSES NON PRÉVUES 

La contraception est une façon d’éviter les grossesses quand on a des relations sexuelles. Il y a des types différents de contraception que les hommes ou les femmes peuvent utiliser. Les préservatifs et les pilules contraceptives sont courants. En 2017 en Afrique, environ 58 mille femmes voulaient utiliser la contraception mais elles ne pouvaient pas accéder à la contraception abordable. Entre 2010 et 2014, 89 de chaque 1 000 femmes entre 15 et 44 ans en Afrique sont devenues enceintes sans essayer de le faire. Devenir enceinte sans l’avoir planifié augmente la probabilité d’avortement. Chaque année en Afrique, presque quatre sur dix des 21,6 mille grossesses non prévues se terminent par l’avortement.

LES LOIS D’AVORTEMENT

La plupart des pays africains ont des lois d’avortement restrictives. Dans 10 des 54 pays, tout avortement est illégal. Dans d’autres pays, les avortements sont permis seulement pour sauver la vie ou la santé de la femme. 93% des femmes africaines vivent sous ces lois. En 4 des 54 pays en Afrique, les lois d’avortement sont libérales. Ces sont la Zambie, le Cap-Vert, l’Afrique du Sud et la Tunisie. Soit on permet tous les avortements, soit on les permet pour sauver la santé de la femme ou quand elle ne peut pas se payer un enfant. L’Afrique du Sud a libéralisé ses lois d’avortement pendant les années 1980. Le chiffre d’avortements n’a pas tombé, mais pendant les premières dix années, il y a eu une chute de 90% du taux de morts causés par l’avortement.

CONCLUSION

Le taux d’avortement en Afrique reste stable pendant les dernières 30 années. La plupart des avortements sont sous les conditions risquées, ce qui fait mal à la santé de la femme. Devenir enceinte sans le planifier est une raison courante pour se faire avorter. Beaucoup de femmes n’ont pas d’accès à la contraception abordable. Il est beaucoup plus facile de se faire avorter légalement dans certains pays africains qu’en autres. 

Marwin Ramos

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