Les droits de succession des femmes- une bonne affaire pour tous

LES DROITS DE SUCCESSION DES FEMMES

Les droits d’héritage sont extrêmement importants pour mettre un terme au cycle de pauvreté et d’inégalité. Bien que de nombreuses lois aient été mises en place pour garantir ces droits, en pratique les droits de succession ne sont pas toujours respectés. Cependant, beaucoup de travail a déjà été fait pour résoudre ce problème. Les gouvernements collaborent avec les populations locales pour garantir l’application de ces droits.

POURQUOI CES DROITS SONT-ILS IMPORTANTS?

Il est important que les femmes obtiennent leur droit d’hériter des terres. Si le père ou le mari d’une femme meurt et qu’elle ne peut pas hériter des biens, elle risque de devenir sans abri. Cette situation arrive à des centaines de femmes et conduit à la pauvreté. Ce problème touche plus souvent les femmes que les hommes. Ces femmes peuvent alors se retrouver dans l‘incapacité de se loger et de se nourrir correctement ce qui peut donc porter préjudice au développement de leurs enfants. Concéder les mêmes droits de succession à tous les enfants de la famille permet de mettre tout le monde à l’abris de la pauvreté. L’absence de droits de succession empêche les droits des femmes d’être respecté. Les femmes ne peuvent pas être égales aux hommes si on les laisse dans la pauvreté en les empêchant d’être propriétaires. L’absence de droits de succession signifie que les femmes ne peuvent pas être indépendantes et financièrement stables si elles n’ont pas d’homme. La privation des droits de succession est un obstacle majeur à l’égalité des femmes en Afrique.

POURQUOI CES DROITS NE SONT-ILS PAS APPLIQUES?

De nombreux pays disposent de lois formelles garantissant des droits égaux à la propriété foncière et à l’héritage. Ces lois ne sont malheureusement pas toujours appliquées au niveau local, c’est à dire qu’en pratique les femmes n’en bénéficient pas. En effet, dans de nombreuses régions les pratiques coutumières dominées par les hommes déterminent les droits fonciers et patrimoniaux. Cela permet à la famille du défunt de décider de la distribution des terres. Les veuves sont souvent expulsées de leur foyer si la famille de leur mari pense qu’elle n’a pas contribué à son domaine. Selon l’ONU, l’héritage est l’un des moyens, voire même la voie principale, pour acquérir des terres en Afrique subsaharienne. C’est probablement la seule opportunité que de nombreuses femmes auront de devenir propriétaire. Cependant la tradition patriarcale veut que la terre passe du père aux fils, petits-fils ou neveux plutôt que de le diviser de manière égale avec les filles. Les droits de succession ne sont pas appliqués en raison des différences entre les politiques nationales et locales. La principale raison reste néanmoin l’ancrage des attitudes sociales favorisant les membres masculins de la famille.

QUE POUVONS-NOUS FAIRE POUR AMELIORER LA SITUATION?

Il y a de l’espoir. De nombreuses mesures sont prises en Afrique afin d’améliorer les droits fonciers des femmes. Des réformes foncières sont en cours au Malawi, au Libéria, au Kenya, au Ghana et en Tanzanie. Les pays de l’union africaine ont également unis leurs efforts dans le cadre de l’initiative conjointe sur les politiques foncières en Afrique. Le but de cette initiative est d’améliorer les lois concernant la succession des terres en Afrique. Le Rwanda est un bon exemple d’un pays dont la Constitution et les lois correspondantes protègent les droits de succession des femmes. Les droits de succession des femmes doivent être reconnus non seulement légalement mais aussi en pratique. En octobre 2016, les femmes rurales de toute l’Afrique se sont rencontrées au Kilimanjaro pour signer une charte de revendications. Ces demandes comprennent l’accès à l’utilisation, au contrôle, à la propriété et à l’héritage des terres. En avril 2017, cette charte (La charte sur les droits fonciers des femmes panafricaines) a été approuvée par l’Union africaine.

Marwin Ramos

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