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Illegal mining in a farming community. Photo credit - AI Generated

L’exploitation minière illégale détruit les terres agricoles africaines

Introduction

Au Ghana, au Zimbabwe, en Afrique du Sud et dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne, les activités minières artisanales illégales, appelées galamsey au Ghana et zama zamas en Afrique du Sud, dévastent des terres dont les communautés agricoles dépendent depuis des générations. Les rivières prennent une couleur orangée à cause des sédiments et des produits chimiques. Les couches fertiles du sol sont arrachées puis abandonnées. Ce qui était autrefois une terre productive devient un paysage creusé et toxique qui met des décennies à se régénérer, lorsqu’il y parvient. Ce n’est pas une menace pour l’avenir : cela se produit déjà, à grande échelle et souvent sans conséquences.

 

Quand la terre qui nourrit devient la terre qui empoisonne

Les mineurs illégaux s’installent souvent dans des zones où le contrôle des autorités est faible, généralement les mêmes régions rurales où les habitants vivent principalement de l’agriculture familiale et de subsistance. Ces exploitations n’occupent pas des terres inutilisées : elles polluent les sources d’eau communes avec du mercure et du cyanure, deux substances fréquemment utilisées pour extraire l’or. Les cultures irriguées avec cette eau absorbent ces produits toxiques. Le bétail qui s’abreuve dans les rivières contaminées tombe malade ou meurt. Quant aux familles qui consomment ces produits agricoles, elles s’exposent à des risques sanitaires durables que les centres de santé locaux ne sont souvent pas équipés pour détecter ni traiter.

 

Des lois peu appliquées

La plupart des pays africains interdisent l’exploitation minière illégale. Pourtant, ces lois restent souvent lettre morte. Le manque de moyens pour les faire respecter s’ajoute au fait que ces activités procurent des revenus dans des régions où les emplois formels sont rares. Les communautés se retrouvent alors face à un choix difficile : l’activité qui détruit leurs terres est parfois aussi celle qui fait vivre leurs proches.

 

La corruption aggrave la situation

Dans plusieurs cas documentés en Afrique de l’Ouest et australe, certaines exploitations illégales ont continué leurs activités au vu de tous grâce à la complicité de responsables locaux ou de membres des forces de l’ordre. Les populations qui subissent les dégâts environnementaux sont rarement celles qui disposent du pouvoir nécessaire pour exiger des comptes.

 

La sécurité alimentaire est en jeu

L’Afrique fait déjà face à d’importants défis alimentaires liés aux sécheresses, aux conflits et aux infrastructures insuffisantes. L’exploitation minière illégale ajoute une destruction provoquée par l’homme à un système agricole déjà fragile. Chaque hectare contaminé ou détruit est une perte pour les générations présentes et futures.

 

Conclusion

Résoudre ce problème demande plus que des sanctions. Il faut créer des alternatives économiques dans les zones touchées, faire preuve d’une réelle volonté politique pour poursuivre ceux qui profitent de ces activités et mettre en place des programmes de restauration environnementale. La terre peut guérir, mais seulement si l’ampleur du problème est enfin reconnue.

 

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Kabo Merapelo Onamile

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