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Social Media Vs Patriarchal Traditions. Photo credit - AI Generated

Les médias sociaux face aux traditions patriarcales tanzaniennes : un choc entre conformités

Introduction

Actuellement, près de sept millions de Tanzaniens utilisent les médias sociaux à diverses fins. La question centrale est de savoir comment les médias sociaux influencent plusieurs traditions patriarcales en Tanzanie, telles que le choix du mari, les mutilations génitales féminines et l’égalité d’accès à l’éducation formelle. Que ce soit par la création de contenu ou par les reportages d’actualité, la plupart de ces traditions sont désormais exposées de manière explicite. Associées à l’éducation moderne, ces plateformes contribuent à accroître la sensibilisation aux droits des femmes et à la manière respectueuse de les traiter. Cet article examine comment les médias sociaux influencent l’évolution des mentalités face aux traditions patriarcales en Tanzanie.

 

Les médias sociaux face aux traditions patriarcales en Tanzanie

Pendant des décennies, les mères africaines ont enseigné à leurs filles qu’elles devaient respecter et même se soumettre pleinement aux besoins et aux désirs de leurs maris. Cependant, grâce aux évolutions contemporaines dans l’éducation et à une plus grande exposition aux questions relatives aux droits humains, à l’égalité et à l’équité, les femmes africaines sont devenues davantage conscientes de leurs droits. De leur côté, les hommes ont, dans une certaine mesure, appris à reconnaître l’importance de traiter leurs épouses et les femmes en général de manière juste. Aujourd’hui, certains parents africains, autrefois très conservateurs, apprennent même à adopter une approche plus libérale dans l’éducation de leurs enfants.

 

Un choc entre conformités

Dans le contexte de la mondialisation et de l’influence des médias sociaux, cette évolution constitue une avancée remarquable ; toutefois, pour certaines traditions patriarcales, elle peut être perçue comme un recul important. Étant donné que les peuples ont toujours adhéré à leurs traditions, ils chercheront naturellement à les préserver. Les médias sociaux continueront quant à eux à montrer ce qui fonctionne bien dans la vie des gens, ainsi que ce qui pourrait être amélioré dans leurs modes de vie. Ainsi, au lieu que la culture africaine craigne les médias sociaux ou les accuse sans cesse de provoquer une dégradation morale, elle devrait utiliser ces plateformes pour mettre en valeur la richesse de la culture africaine  les différentes danses traditionnelles (ngoma), les rites et les rituels tels que la circoncision masculine traditionnelle, entre autres en investissant davantage dans les créateurs de contenu, comme la Tanzanie et le Kenya ont déjà commencé à le faire.

 

Conclusion

Les médias sociaux et la culture africaine continueront d’exister dans une forme de confrontation entre conformités, chacun cherchant, à sa manière, à assurer sa diffusion et sa survie. Le point essentiel demeure leur coexistence modérée, car tous deux sont fondamentalement importants dans le monde contemporain. En Tanzanie, par exemple, le Conseil national des arts (BASATA) pourrait renforcer sa collaboration avec les créateurs de contenu et les artistes locaux afin de mettre en place des incitations concrètes visant à promouvoir les traditions tanzaniennes à travers les médias sociaux. La promotion de la culture et des traditions d’une nation peut également ouvrir des opportunités d’investissement dans d’autres secteurs, tels que le tourisme et le commerce.

 

Médias sociaux : http://www.linkedin.com/in/bruno-sakalani-17a135212

Bruno Sakalani

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