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Agricultural practise at work. Photo credit - AI Generated

Une proposition pour améliorer l’efficacité agricole au Mozambique

Introduction

Le Mozambique, avec une population d’environ 35 606 175 habitants et un taux de croissance annuel de 3 %, est confronté à un défi de taille pour assurer la sécurité alimentaire. Malgré ses quelque 36 000 000 hectares de terres arables, le pays est confronté à des niveaux élevés de famine et de malnutrition, 30,5 % de la population (environ 9 800 000 personnes) souffrant de sous-alimentation. Le score de 27,5 de l’indice mondial de la faim (GHI) indique un grave problème de famine.

 

Le contraste entre les importations alimentaires et la dépendance alimentaire

Les importations alimentaires du Mozambique ont augmenté, le pays dépendant fortement de sources externes pour répondre à ses besoins nationaux. En 2024, le pays a importé pour 353,9 millions de dollars de riz et pour 287 millions de dollars de blé et de méteil en 2023. Les tendances montrent une augmentation de 46,6 % de la dépendance vis-à-vis des importations entre 2016 et 2023. Les projections indiquent que si le scénario actuel persiste, la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires restera élevée jusqu’en 2043.

 

Le rôle des importations et de la distribution

Les importations du pays proviennent principalement d’Afrique du Sud (exportateurs de maïs, pommes de terre, tomates, agrumes et oignons) et d’Asie (exportateurs de riz). La réception et la distribution des produits importés sont gérées par l’administration fiscale, notamment la Direction générale des douanes, et d’autres entités telles que le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Institut national de normalisation et de qualité.

 

Programmes agricoles : succès et échecs

Malgré le taux élevé des importations, plusieurs programmes ont été mis en place pour réduire la dépendance du Mozambique vis-à-vis des sources alimentaires extérieures. Il s’agit notamment du Programme de développement agricole, financé par la Banque africaine de développement depuis 1977, avec un investissement d’environ 757 millions de dollars, et du Programme Sustenta, financé par la Banque mondiale à hauteur de 100 millions de dollars. Cependant, les résultats de ces programmes ont été largement infructueux en raison de divers facteurs, notamment des problèmes de gouvernance, le manque d’infrastructures et le changement climatique.

 

Une nouvelle approche de l’agriculture

Pour relever le défi de la sécurité alimentaire, le Mozambique doit adopter une approche globale du développement agricole. Cela implique notamment :

Promouvoir l’agriculture familiale et l’agriculture de subsistance : fournir une formation, une supervision et un soutien aux familles et aux petits agriculteurs.

Distribution des terres et soutien : attribuer des terres arables aux jeunes et aux entrepreneurs, ainsi que des intrants agricoles, une supervision et des infrastructures.

Créer des provinces tampons : désigner certaines provinces comme centres de production de cultures spécifiques destinées à approvisionner l’ensemble du pays, en mettant en place des chaînes de valeur et des réseaux de distribution des produits.

 

Conclusion

Le défi de la sécurité alimentaire au Mozambique nécessite une approche multiforme qui s’attaque aux causes profondes de la faim et de la malnutrition. En encourageant le développement agricole, en investissant dans les infrastructures et en soutenant les petits agriculteurs, le pays peut réduire sa dépendance vis-à-vis des importations alimentaires et garantir un système alimentaire plus durable.

Joaquim Joao Soares

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