Introduction
Les grands esprits que le monde a connus, notamment dans les domaines de la science, de la technologie, des mathématiques, de la physique, de l’ingénierie et de la communication, ont pu se réaliser grâce aux multiples sacrifices des enseignants, formateurs d’esprits, qui ont transmis leur savoir aux générations futures. Autrefois vénérés, les enseignants incarnaient des valeurs tels que l’honnêteté, la loyauté, l’intégrité, le courage et le respect dans la société. Aujourd’hui, ils sont voués à toutes les exactions susceptibles d’amoindrir leur valeur : crises salariales, bastonnades et meurtres répétés dans les salles y compris des agressions tout au long de l’année scolaire.
Crises salariales : un art effritant le statut de l’enseignant au sein de notre société
Associer la misère à la transmission du savoir ne saurait être bénéfique ni pour l’enseignant, ni pour la République. Appelés à forger les esprits, ce formateur, dans une société consciente et soucieuse de son avenir, mérite une autant de respect que tout fonctionnaire exerçant dans les domaines sanitaires et sécuritaires. De nos jours, l’enseignant devient de plus en plus vulnérable à cause de la misère à laquelle il est soumis. Ceci dit, si enseigner demande une maitrise des valeurs morales liées au respect de l’éthique et de la déontologie de la profession, tout individu acceptant transmettre ces valeurs fondamentales aux apprenants, devrait être épargné de toutes tentations capable de dénaturer son image. Un enseignant qui réfléchit sur comment transmettre la connaissance mérite d’être épargné de toutes réflexions pouvant le réduire son statut à la mendicité.
Au-delà des instabilités financières, enseigner devient un risque
À l’aube des rentrées scolaires, entrer dans les salles de classe nécessite pour certains maitres de la craie un courage hors du commun. Bien qu’ayant été habitués aux crises salariales, un autre fléau plonge l’enseignant dans la panique. Dans une société qui assassine, bastonne et menace ces êtres à dorloter, il aurait été préférable de prendre les mesures efficaces qui peuvent l’épargner de toutes formes de violence en milieu scolaire. Il ne mérite pas être la risée de tous c’est-à-dire le plus malheureux des êtres humains. Pour ce faire, le gouvernement doit davantage promulguer les lois permettant de renforcer la sécurité dans les établissements scolaires de peur de participer à l’opération des salles vides lors des rentrées scolaires à venir: tel enseignant est parti en aventure à l’étranger.
Conclusion
Loin d’inciter à la révolte, l’enseignement a toujours été le pilier du développement pour les grandes nations en ce qu’elle humanise, forme et fortifie. « Aucune nation ne peut atteindre les cimes du changement si elle n’octroie pas une éducation de qualité aux jeunes esprits aspirant à la révolution. ». Que t’ignorer ses bienfaits, l’État a le devoir, de penser aux solutions légitimes qui bénéficieront au trio : enseignants, élèves et État. Valoriser l’enseignant c’est aussi comprendre qu’on ne construit pas une nation avec les têtes en déficit de connaissances. Le cœur de l’enseignant doit être stable.
