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The educational policies of Mozambique. Photo credit - AI Generated

Un aperçu des politiques éducatives du Mozambique

Introduction

Le taux d’alphabétisation du Mozambique s’élève actuellement à 61 %, ce qui signifie que 39 % des personnes âgées de plus de 15 ans ne maîtrisent pas les compétences de base en lecture et en écriture. Si l’on considère qu’après l’indépendance en 1975, le taux d’alphabétisation était d’environ 7 %, la progression de 54 % en 50 ans est notable. Cependant, ce taux encore faible s’explique par divers facteurs. Cet article vise à examiner les causes du faible taux d’alphabétisation, les réformes éducatives mises en œuvre et les défis à venir.

 

Taux d’alphabétisation et politiques

Le taux d’alphabétisation du Mozambique, estimé à 61 %, signifie qu’environ 13,9 millions de personnes âgées de 15 ans et plus ne savent ni lire ni écrire. Étant donné que la population totale est d’environ 35,6 millions, on estime qu’environ 21,7 millions de personnes ont accès à l’éducation ou sont alphabétisées. Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire est relativement élevé : environ 94 % des enfants en milieu urbain et 78 % en milieu rural fréquentent l’école. Cependant, le Plan économique et social (PESOE) de 2025 prévoit une réduction du budget de l’éducation, passant de 82,3 milliards de meticais à 72,9 milliards, soit une baisse de 9,4 %. Cette diminution risque d’affecter négativement la qualité de l’enseignement.

 

Facteurs contribuant au faible taux d’alphabétisation

Plusieurs facteurs expliquent le faible taux d’alphabétisation au Mozambique : accès limité à l’éducation (de nombreux enfants et adultes, notamment en zones rurales, n’ont pas accès aux écoles ou aux programmes d’alphabétisation), pauvreté (beaucoup de familles ne peuvent pas payer les frais de scolarité, les uniformes ou les fournitures scolaires), infrastructures inadéquates (de nombreuses écoles manquent de salles de classe, de matériel pédagogique et de ressources technologiques), manque d’enseignants qualifiés (la pénurie d’enseignants compétents et motivés nuit à la qualité de l’enseignement), inégalités de genre (les filles et les femmes rencontrent des obstacles liés à l’éducation, notamment les mariages précoces et les responsabilités domestiques), conflits et instabilité (les situations de conflit et d’instabilité perturbent l’éducation et limitent l’accès aux programmes d’alphabétisation), et manque de ressources (l’insuffisance de ressources entrave la mise en œuvre de programmes d’alphabétisation efficaces).

 

Réformes éducatives et perspectives d’avenir

Le secteur de l’éducation au Mozambique a connu plusieurs réformes majeures. Réforme de 1984 influencée par la Banque mondiale, elle introduit le Programme de réhabilitation économique (PRE), visant à ajuster l’économie du pays et à réformer le système éducatif. Réforme de 1992 mise en place à travers la Loi 6/1992, elle visait à améliorer le système éducatif. Réforme de 2003/2004 introduction d’un nouveau programme de base pour rendre l’éducation plus pertinente et améliorer sa qualité. Réforme de 2018 instaurée par la Loi 18/2018, elle met l’accent sur les avancées technologiques dans l’éducation et l’extension de l’enseignement de base jusqu’à la 7ᵉ année du secondaire.

 

Conclusion

L’éducation au Mozambique fait face à de grands défis, notamment le faible taux d’alphabétisation. Malgré les réformes entreprises, il reste essentiel d’élargir les stratégies éducatives et d’augmenter les financements du secteur. En s’attaquant aux causes du faible taux d’alphabétisation et en consolidant les réformes existantes, le Mozambique peut progresser vers une éducation de qualité, accessible à tous, et une meilleure inclusion alphabétique pour l’ensemble de la population.

Joaquim Joao Soares

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