WELCOME TO R:Ed
People hungry and in poverty. Photo credit - AI Generated

Faim et Écologie : le dilemme africain

Introduction 

Le ventre affamé ne connaît point la notion d’écologie. Dans le quotidien de nombreux Africains accablés par la misère, l’écologie semble absente ou secondaire. Pourtant, le paradoxe est là : les représentants africains participent activement aux grands sommets climatiques (COP, CNUED), et les jeunes activistes sont de plus en plus engagés. Malgré cela, leurs voix semblent peiner à atteindre les populations qui subissent déjà les effets du changement climatique.

 

Une prise de conscience en marche

Même si la sensibilisation reste limitée, de nombreux Africains sont conscients des dangers écologiques. Reboisement, lutte contre les plastiques, campagnes contre la pollution : autant d’initiatives qui rencontrent un certain écho. Sans parler du développement du biogaz, du photovoltaïque dans davantage de ménages et autres. Ces efforts traduisent une volonté de changement, certes faible mais bien présente. 

 

Là où le bât blesse

Mais dès que la faim se fait sentir, ces bonnes intentions s’effondrent. La survie immédiate prend le pas sur la préservation à long terme. Comment demander à un pêcheur affamé de relâcher les alevins ? À un riverain pauvre de renoncer à quelques brouettées de sable pour sa maison ? À une nourrice d’abandonner les bois de chauffe accessibles, au profit d’un gaz domestique introuvable ou hors de prix ? Peut-on vraiment exiger de ceux qui luttent pour survivre qu’ils se sacrifient pour des enjeux climatiques futurs ?

 

Une union est-elle possible ?

Faim et écologie apparaissent alors comme deux objectifs difficilement conciliables. L’Africain lambda se retrouve face à un dilemme déchirant : assouvir ses besoins vitaux au risque d’aggraver la crise écologique, ou se priver pour protéger l’environnement ? Penser à aujourd’hui ou réfléchir à demain ?

 

Conclusion 

Une écologie du réel. Et pourtant, des pistes existent. L’agroécologie, la pêche responsable, l’économie circulaire… Autant de solutions qui permettraient de réconcilier développement et durabilité. Mais la vraie question demeure : les Africains sont-ils prêts à s’approprier ces alternatives ? Et surtout, les moyens nécessaires sont-ils mis à leur disposition pour rendre cette transition possible ? Encore faudrait que ces solutions pour qu’elles restent efficientes soient adaptées aux réalités africaines. 

Hounhoesse Toundé Rébazar

VIEW ALL POSTS

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *