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A woman working in the grassfields. Photo credit - AI Generated

L’AUTONOMISATION DE LA FEMME ET NOUVELLES TRAJECTOIRES DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

Introduction

L’Organisation des Nations Unies (ONU) identifie l’autonomisation des filles et des femmes comme un levier essentiel pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable. Cette reconnaissance mondiale a été relayée par les États, dont le Cameroun, qui mettent en place des initiatives concrètes pour soutenir cette démarche. Désormais, dans les villes et les villages camerounais, les filles et les femmes sont activement encouragées à s’impliquer, trouvant leur épanouissement dans l’entrepreneuriat au service de l’essor sociétal. 

 

Le Cas des Femmes des Grassfields

En prenant l’exemple de la zone Ouest du Cameroun (les Grassfields), la contribution des femmes à l’équilibre et à l’émergence familiale est manifeste. Les épouses reconnaissent le rôle traditionnel exigeant de leur conjoint et s’efforcent d’alléger leur charge, particulièrement en ce qui concerne la gestion du foyer. Dans les zones urbaines, beaucoup se sont orientées vers les métiers de proximité. Sans toujours avoir bénéficié de longues études, elles démontrent une remarquable capacité à identifier les besoins locaux et à développer des activités lucratives pour y répondre. Ces femmes sont des couturières, des commerçantes de produits alimentaires de proximité, des vendeuses de beignets, ou proposent des vêtements d’occasion accessibles. Les revenus générés par leurs activités constituent souvent le pilier financier quotidien de leur famille, permettant ainsi à leur conjoint de se consacrer plus sereinement aux projets familiaux majeurs. Leur dynamisme est crucial pour l’autonomie et la stabilité de nombreux ménages.

 

Cas des Groupements Communautaires

Dans les zones rurales, l’autonomisation féminine prend souvent la forme de Groupes d’Initiative Commune (GIC). Ces femmes unissent leurs forces pour défricher des terres et pratiquer une agriculture à grande échelle, assurant ainsi à chaque membre un profit significatif lors des récoltes. Elles cultivent d’importantes surfaces de manioc, d’arachides, de banane plantain, et d’ignames. D’autres se spécialisent dans la transformation de ces produits, augmentant ainsi leur valeur ajoutée. Celles qui ont pu bénéficier de financements d’organismes nationaux ou internationaux révèlent des capacités d’action surprenantes dans des domaines variés comme l’élevage, la conception, et la commercialisation de produits cosmétiques, ménagers et alimentaires. Ces initiatives collectives renforcent leur pouvoir économique et améliorent les conditions de vie communautaires.

 

Une Seule Exigence: L’Ambition

Les nouvelles technologies offrent également des opportunités d’autonomisation. Le commerce en ligne, par exemple, a été saisi par de nombreuses femmes. Elles se sont formées aux outils informatiques et conquièrent des parts de marché profitables. Cette voie contribue non seulement à leur épanouissement personnel en valorisant leurs compétences, mais aussi à l’amélioration de leurs revenus et, par extension, de leur qualité de vie.

 

Conclusion

L’autonomisation des filles et des femmes est un objectif de développement fondamental. Conscientes de leur rôle social, les femmes s’organisent, individuellement ou collectivement, pour valoriser les ressources de leur environnement et créer de la valeur ajoutée. L’appui des États et l’ambition personnelle sont des catalyseurs essentiels qui révèlent les nombreuses habiletés féminines. Cette dynamique a pour effet d’élever le niveau de vie général et de propulser la société vers le développement tant recherché.

Victor Omam

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