Introduction
Parcourir les rues, les sous-quartiers et quartiers résidentiels, les marchés et supermarchés, ne peut décliner de nombreux africains à cette recette dotée d’une sécurité alimentaire inestimable. Les beignets, haricots et bouillie vont au-delà du repas familial pour se muter en institution. Connu sous le nom de BHB, chaque classe sociale (prolétaire ou bourgeois) trouve son compte puis qu’il est fait des mains des femmes que l’on considère de salvatrice.
Beignets, haricots et bouillies : de la tradition culinaire aux habitudes
Sachant que le menu a souvent porté sur la nutrition des familles à forte densité, les femmes au foyer se sont consacrées, à un moment donné, au repas susceptible de combler les besoins stomacaux des bambins gourmands. Économique et équilibré, ces trois aliments devenus inséparables ont non seulement joué un rôle de sapeur-pompier en permettant aux parents d’épargner en cas de crise financières mais aussi, inspiré certaines femmes à développer des petites et moyennes entreprises dans les zones urbaines et rurales en Afrique afin de pouvoir nourrir leur progéniture. Devenu célèbre, ce repas rend tout de go hommage et populaires toutes les mères et femmes qui, à la fois, nourrissent au quotidien des jeunes africains célibataires et mariées.
Au-delà du goût : une assurance nutritionnelle sans équivoque
Bien souvent qualifié de repas des débrouillards, les beignets, haricots et bouillie ont élargi leur classe social en rejoignant les assiettes des bourgeois grâce à leur apport en glucides (beignets), protéines (haricots) et vitamines (bouillie selon la composition qui peut être faite de maïs, de mil, du soja, arachide, etc.). Il faut reconnaitre que cette fusion offre une base nutritive précieuse à ses consommateurs et offre également plus d’options à ceux qui sont dépourvus de moyens. Derrière toutes ces mutations, ce cache un business assez fructueux aux point s’en découdre dévient une énigme.
De l’industrie informelle au formelle
Dans une société où l’emploi devient de plus en plus difficile, les génies créateurs de ce métier restent les femmes âgées. Exposées à éduquer, à nourrir, à inscrire leurs enfants à l’école et soutenir leurs époux, elles se sont concentrées à ce que l’on considérait autrefois de seau métier. Par inadvertance, leur régularité à s’enrichir grâce à ce métier a suscité l’attention des jeunes filles, du genre masculin avant de se faire accaparer entre les mains des riches qui en font une véritable industrie formelle alimentaire.
Conclusion
En se déclinant des points de vue visant à dédaigner ces femmes nourricières des nations, l’affaire des beignets, haricots et bouillie a progressivement inclut tous les genres et classes sociales. Bien qu’il offre des opportunités et comble certains déficits dans notre continent, c’est aux gouvernements africains de prendre des initiatives fortes en accompagnant les individus sollicitant de créer de telles entreprises afin d’amoindrir le taux de chômage. Riche ou pauvre reconnaissons la saveur inoubliable de ce plat classique : matin et soir.
