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Music and what it is in the current music industry. Photo credit - AI Generated

Musique morte ou musique mortelle ?

Introduction

C’est inexact de parler de la musique d’aujourd’hui sans rappeler son rôle d’antan : refuge d’adoucissement des mœurs. Entre expression, émotion et transformation positive, chanter a aussi bien guéri les âmes en peine, leur apporter du sourire et rassembler le monde. Être musicien signifiait donc être un véritable artiste c’est-à-dire un créateur d’œuvres pouvant promouvoir la culture et la cohésion sociale en vue de faire connaitre ses réalisations. La musique était aussi un puissant moyen de transmission intergénérationnelle, un vecteur d’identité collective et de résistance face à l’oppression. Cependant, se déjouer de tous ces canons et limiter la musique à une fonction ludique ne provoque-t-il pas son déclin ? Ou encore, pratiquer une musique de divertissement sans respect de la bienséance ne contribue-t-il pas à la mort de ceux qui l’écoute ?

 

La musique meurt à petit feu

Nul n’ignore qu’aucun pays ne peut survivre sans musique. Tant qu’elle a participé aux rassemblements de l’humanité, elle ne cessera d’exister. Dans leurs fortes appréhensions aux problèmes mondains, de nombreux artistes-musiciens se sont exprimés pour apporter des solutions dans divers domaines (esclavage, colonisation, gouvernance, amour, santé, alcool, etc.) par le biais de certains genres musicaux (le Bikutsi, le Jazz, le reggae, etc.). Ici, elle était considérée comme un instrument de libération et de thérapie permettant de transmettre des messages. Néanmoins, le plaisir n’en est plus connu. De nos jours, pratiquer la musique c’est être prêt à tout pour se faire connaitre : un mélange d’obscénités (sexe, drogue, dépravation des mœurs, cupidité, etc.) et du désastres (invectives, insultes). Ce qui mène à croire que ce précieux art perd ses fondamentaux. L’industrie musicale actuelle, dominée par la recherche du buzz et du profit rapide, marginalise souvent les artistes engagés et les œuvres à forte valeur culturelle ou éducative.

 

Une musique causant implicitement les décès

Écouter de la musique guérit les âmes. Mais, se lancer à suivre une musique désinvolte et initiatique peut précipiter le mélomane à une crise psychologique et émotionnelle ; à la manipulation mentale et à l’endoctrinement. Sans doute, à force d’écouter les albums de certains artistes-musiciens, l’on peut être bouleversé, transporté et abandonné. Dans ce cas, « mourir » c’est se déconnecter de ses objectifs et s’attacher à ceux d’une star qui fait rêver. Et si cette star s’intègre dans l’anticonformisme par l’intermédiaire de ses comportements, du message véhiculé dans sa musique, elle peut influencer le quotidien de ses fans. La Musique qui tue un esprit en le comprimant dans un environnement surréaliste menant à la démence.

 

Conclusion

Pour ne pas considérer la musique comme bourreau ou encore catalyseur de toutes dépravations de mœurs, elle doit nouvellement se conformer aux normes. Être musicien se veut être une revendication morale, un devoir pour chaque artiste à guider, conscientiser, instruire et sensibiliser. Pour le devenir, il faut s’inscrire dans une école de musique. Ainsi votre musique en tant qu’artiste ne mourra pas et ne provoquera pas la mort de vos mélomanes. Stop à la musique de la rue !

Omgba Alexandre

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