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Smoking among Burkina Faso Students

ÉTUDE SOCIOLOGIQUE DU TABAGISME CHEZ LES ÉLÈVES DU BURKINA FASO

INTRODUCTION 

Chaque année, le 31 mai, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires célèbrent la Journée Mondiale sans Tabac, un rappel du fardeau mondial que représente le tabagisme en termes de maladies non transmissibles. Il est maintenant reconnu comme un problème majeur de santé publique dans le monde. Plusieurs pays mènent des recherches pour comprendre ce fléau. 

Caractéristiques Sociodémographiques des Enquêtés 

L’enquête s’est penchée sur 124 élèves, dont 60,63% étaient des garçons et 39,37% des filles. Leur âge variait de 12 à 26 ans, avec une moyenne de 17,7 ans. La grande majorité, soit 70,87%, vivait avec leurs parents biologiques, tandis que 29,13% vivaient avec des tuteurs. Un autre point intéressant est que 61,42% avaient redoublé au moins une année scolaire, alors que seulement 38,58% n’avaient jamais redoublé. 

Connaissances sur le Tabagisme 

La quasi-totalité des élèves enquêtés avaient déjà entendu parler du tabagisme. Les principales sources d’information étaient la radio et la télévision, bien plus que les parents. En outre, presque la moitié des élèves définissaient le tabagisme comme la consommation de cigarettes. Les maladies respiratoires et cardiovasculaires étaient les risques sanitaires les plus fréquemment cités liés au tabagisme, et plus de la moitié pensait que le tabagisme pouvait conduire à la consommation de drogues. Même si plus de trois quarts des enquêtés savaient qu’il existait des lois interdisant de fumer dans les lieux publics, tels que les écoles, les marchés, les services publics, etc., très peu connaissaient le contenu de ces lois, comme les amendes en cas d’infraction.

Situation et Pratique du Tabagisme des Élèves 

Un tiers des enquêtés, soit 16%, étaient des fumeurs actuels. Parmi eux, on comptait 19 garçons et une fille. L’environnement, y compris les parents, les amis et les enseignants, influençait la décision des élèves de fumer. Plus de la moitié des élèves fumeurs affirmaient avoir vu un adulte fumer. Certaines raisons couramment évoquées pour expliquer leur tabagisme comprenaient la curiosité, le désir de « devenir adulte » et l’imitation. 

Curieusement, même si les écoles sont considérées par certains comme des lieux anti-tabac, elles semblent être le principal lieu d’initiation et de consommation de tabac. 

CONCLUSION 

Cette étude a exploré le tabagisme chez les élèves du Lycée Municipal HEMA Fadouah Gniambia de Banfora, Burkina Faso, et avait pour objectif principal de comprendre ce qui poussait les élèves à devenir fumeurs. Ces résultats invitent à une réflexion plus approfondie sur le tabagisme en Afrique. De nombreuses études pourraient contribuer à mieux comprendre ce problème et à protéger les générations futures. 

Enquête réalisée sur le terrain en février 2018. 

Cas du Lycée Municipal HEMA Fadouah Gniambia de Banfora, Burkina Faso

Issaka Kabore

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