Introduction:
L’accès difficile pour les demandeurs d’emplois diplômés et non diplômés est un fléau majeur qui jalonne la société sénégalaise. Au Sénégal,le secteur de l’emploi est divisé en deux catégories : Les demandeurs d’emplois diplômés et les demandeurs d’emplois non-diplômés. Les discriminations à l’égard des demandeurs d’emplois, qu’ils soient diplômés ou non, sont une réalité préoccupante. En effet, de nombreux facteurs contribuent à perpétuer ce système discriminatoire .
Cette distinction engendre souvent des discriminations et des disparités dans l’accès à
l’emploi et aux opportunités
professionnelles.
L’accès à l’emploi pour tous est un objectif important dans une société égalitaire. Au Sénégal de nombreuses personnes sont encore exclues du marché du travail en raison de divers facteurs discriminatoires.
Facteurs majeurs:
Les diplômes jouent un rôle crucial dans l’accès à l’emploi au Sénégal .En effet,les diplômes sont perçus comme un critère d’évaluation de la capacité d »une personne a occuper un emploi à contribuer à l’économie nationale
Les employeurs accordent généralement une plus grande importance aux qualifications formelles qu’aux compétences et à l’expérience pratique des demandeurs. Alors que, les diplômes ne sont qu’une présomption de connaissances et d’ accumulation de savoirs théoriques qui ne déterminent pas l’opérationnalité du candidat sur le terrain.
Au Sénégal, beaucoup de jeunes diplômés sont parachutés dans le monde du travail sans pour autant n’avoir pas reçu une formation pratique, alors que les deux devraient être alliés. La majeure partie tâtonne dans leur travail. Les étudiants possèdent souvent une surabondance de connaissances théoriques qui s’avèrent peu utiles dans le monde concret du travail.
Ainsi il devient une évidence qu’ils ont été bourrés par d’innombrables théories d’aucune utilité au cours de leur parcours d’études parfois longs et éprouvants.
Certains demandeurs d’emplois diplômés, sont aussi confrontés à des discriminations dues à un manque d’expérience professionnelle ou à une inadéquation entre leur formation et les besoins du marché du travail. Malgré leur qualification, ils peuvent se retrouver relégués à des postes pour lesquels ils sont surqualifiés, et même être exclus du marché du travail.
Les non diplômés qu’ à eux sont souvent confrontés à des discriminations plus directes ls restent les plus désavantagés et ont moins de chance d’obtenir un emploi décent et bien rémunéré. Ils ne sont généralement pas pris au sérieux par les recruteurs parce qu’ils n’ont pas de diplômes soit disant qui attestent de leurs compétences et sont souvent relégués au second plan. Leur manque de formation et de qualifications est perçu comme un handicap ils sont victimes de préjugés et de stigmatisation de la part des employeurs . Ainsi , Ils se rabattent dans l’auto emploi.
Autres facteurs secondaires discriminatoires pour les demandeurs d’emplois au Sénégal.:
Le clientélisme et le favoritisme sont également des éléments qui gangrènent l’accès à l’emploi. Ils contribuent à créer une exclusion systématique des personnes qui ne font pas partie de ces cercles. Dans un pays où les réseaux de connaissances sont souvent décisifs pour obtenir un emploi. Les handicaps, disparités d’âges, manque de parité entre autres, tout ceux ci favorisent , l’inefficacité et le manque de transparence dans le processus de recrutement au détriment de ceux qui méritent une chance égale.
Favoriser un secteur de l’emploi égalitaire : Promouvoir l’équité et la transparence entre les demandeurs d’emplois
L’accès à L’éducation et à la formation est essentiel et doit garantir à tous un accès à une éducation de qualité, ainsi qu’à une formation professionnelle adaptée. Cela permettra aux individus d’acquérir les compétences nécessaires pour trouver un emploi et s’adapter aux évolutions du marché du travail. Les entreprises et les institutions doivent mettre en place des politiques de recrutement basées sur les compétences et le mérite.
Certaines couches défavorisées de la population rencontrent des difficultés spécifiques pour accéder à l’emploi, tels que les jeunes sans qualification, les personnes handicapées ou les chômeurs de longue durée. Il est crucial de mettre en place des mesures d’accompagnement et de soutien, comme des programmes de formation ou des dispositifs d’insertion professionnelle. Le développement de l’économie solidaire, le renforcement des politiques publiques.
Initiatives et dispositions concrètes lancées au Sénégal pour lutter contre ce système discriminatoire :
- L’adoption de lois et de réglementations visant à promouvoir l’égalité des chances et à interdire toute forme de discrimination à l’embauche, notamment la loi n° 2010-11 du 28 mai 2010 relative à la lutte contre les discriminations.
- La création d’organismes de promotion de l’emploi tels que l’Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (ANPEJ), qui vise à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et à promouvoir l’entrepreneuriat.
- La mise en place de programmes de formation professionnelle adaptés aux besoins du marché du travail et accessibles aux demandeurs d’emploi diplômés et non diplômés, afin de renforcer leurs compétences et de faciliter leur insertion professionnelle.
- La sensibilisation et la formation des employeurs sur l’importance de lutter contre les discriminations à l’embauche, notamment en mettant l’accent sur l’apport de la diversité dans les équipes de travail et en valorisant les compétences et le potentiel des demandeurs d’emploi.
- Le renforcement des dispositifs de suivi et d’évaluation de l’égalité des chances dans l’accès à l’emploi, afin de détecter et de corriger les discriminations éventuelles.
Enjeux :
Les enjeux liés aux discriminations entre demandeurs d’emploi diplômés et non diplômés au Sénégal sont multiples et touchent spécifiquement les femmes .
- Accès à l’emploi : Les femmes non diplômées rencontrent des difficultés pour trouver un emploi, car elles ont moins de qualifications et compétences reconnues. Les discriminations basées sur le niveau d’éducation excluent ces femmes du marché du travail formel, les limitant ainsi à des emplois informels peu rémunérés et précaires.
- Inégalités salariales : Le fait de ne pas avoir de diplôme ou d’avoir un niveau d’éducation inférieur est souvent associé à des salaires plus bas. Les femmes non diplômées sont davantage susceptibles de subir des inégalités salariales par rapport à leurs homologues masculins, renforçant ainsi les disparités de genre.
- Discriminations basées sur le genre : Les femmes, qu’elles soient diplômées ou non, font face à des discriminations basées sur leur genre. Les stéréotypes de genre persistent dans le monde professionnel, limitant l’accès des femmes à des postes de responsabilité et renforçant les inégalités.
- Manque d’autonomie économique : Le manque de qualifications et de formations limite les opportunités d’emploi pour les femmes non diplômées, ce qui impacte leur autonomie économique. Cela peut engendrer une dépendance économique vis-à-vis d’autres membres de la famille, augmentant ainsi leur vulnérabilité.
- Impact sur le développement économique : Les discriminations entre demandeurs d’emploi diplômés et non diplômés ont un impact négatif sur le développement économique du pays. En excluant une partie de la population active, le Sénégal perd des ressources et talents potentiels susceptibles de contribuer à la croissance économique.
Conclusion :
Malgré les efforts entrepris, des défis subsistent pour combattre efficacement les discriminations à l’égard des demandeurs d’emploi diplômés et non diplômés. Il est essentiel de promouvoir une réelle politique d’inclusion sociale à travers des mesures plus coercitives, une meilleure collaboration entre les acteurs du marché du travail et une sensibilisation continue de la société civile.
Renforcer l’accès équitable à l’emploi pour tous, quel que soit le niveau d’éducation.
