Introduction
Ces derniers temps, il est devenu très courant de trouver des articles de presse sur les problèmes liés à l’eau qui persistent à perturber les citoyens sud-africains. Les récentes inondations qui ont touché plusieurs provinces (Eastern Cape, Kwa-Zulu Natal, etc.) ont entraîné la destruction d’infrastructures vitales et de systèmes d’évacuation des eaux, ce qui a privé certaines régions d’eau courante.
En 2021, des déchets bruts s’écoulaient illégalement dans le système de la rivière Vaal, en raison de la vétusté et du manque d’entretien des stations d’épuration, qui étaient tombées en panne. Le ministre du département de l’eau et de l’assainissement (DWS), Senzo Mchunu, s’est alors excusé de ne pas avoir agi rapidement pour mettre fin à la pollution du cours d’eau. En février 2021, la Commission des droits de l’homme a déclaré que le barrage de Vaal était pollué au-delà des normes acceptables.
Le phénomène autour du système de l’eau
La vice-présidente de l’organisation à but non lucratif Save the Vaal Environment a déclaré qu’il s’agit d’une situation permanente qui s’est aggravée depuis plus de dix ans, ce qui confirme les conclusions de l’auditeur général, Tsakani Maluleke, selon lesquelles les stations d’épuration des eaux usées « souffrent d’années de négligence » et que la situation est sur le point de s’aggraver.
Le Blue Drop Progress Report (BDPR) 2022 est un rapport compilé par le DWS pour mesurer les aspects qui contribuent à la fourniture d’eau potable à tous les citoyens d’Afrique du Sud. Ce rapport est une évaluation détaillée du processus de nettoyage de l’eau potable basée sur l’outil d’évaluation du processus de la goutte bleue (BD PAT) afin de calculer l’évaluation du risque de la goutte bleue (BDRR) de chaque système d’approvisionnement en eau de toutes les municipalités, à l’échelle nationale.
Pourquoi les municipalités, parce que la loi 108 de 1997 sur les services de l’eau confie la responsabilité de la fourniture des services de l’eau aux autorités locales, tandis que les fonctions de supervision et de contrôle sont déléguées aux autorités provinciales et nationales, comme le stipule le BDPR 2022.
Quelle pourrait être la cause de la pollution de la station d’épuration du pays, qui dure depuis une décennie, alors que nous disposons d’un outil d’évaluation critique mis en place par le ministère de l’eau et de l’assainissement en 2008 ? La réponse est le gouvernement. Non pas le gouvernement – l’institution, mais le gouvernement – le peuple.
L’élaboration de nouvelles politiques n’est manifestement pas le problème puisque différentes lois ont été constitutionnalisées afin d’ancrer les rôles et les responsabilités dans les organes gouvernementaux concernés. C’est ainsi que les politiques sont reléguées lorsque certains niveaux de gouvernement se révèlent incompétents pour remplir le mandat qui devrait alors être suivi par les dirigeants provinciaux, puis enfin par les dirigeants nationaux.
Le premier rapport Blue Drop en 2009 montrait une conformité microbiologique de 93,3 % par rapport à la norme nationale sud-africaine (SANS) 241, qui a régressé à 79,6 % en 2014. En 2022, 66 % du profil national BDRR présente un risque moyen ou faible. Seul l’avenir nous dira ce que les quatre prochaines années (mandat) nous réservent, car le leadership est essentiel dans les efforts de reconstruction qui sont nécessaires.
Conclusion :
Les systèmes d’approvisionnement en eau de l’Afrique du Sud sont confrontés à des défis majeurs, qui vont des stations d’épuration vieillissantes et négligées à l’inadéquation de l’action et de la coordination du gouvernement. La pollution des masses d’eau et les pénuries d’eau récurrentes sont devenues des préoccupations pressantes qui affectent le bien-être des citoyens et le développement durable du pays. Pour résoudre efficacement ces problèmes, il est impératif que les différents niveaux de gouvernement, les ONG et les citoyens collaborent. En outre, un leadership fort à tous les niveaux est crucial pour mettre en œuvre des politiques, assurer une maintenance adéquate et prendre des mesures rapides pour résoudre la crise de l’eau. Ce n’est que par une détermination et un engagement collectifs que l’Afrique du Sud pourra ouvrir la voie à un avenir durable et sûr dans le domaine de l’eau.
