Startups de la santé

En 2020, le secteur africain des technologies start-up a connu une année record de financement. 397 start-ups ont récolté plus de 700 millions de dollars US en capital, soit une croissance de 42.7% du financement total. Ces chiffres représentent une croissance impressionnante par rapport à 2019, malgré les répercussions de la pandémie Covid-19. 

Le Kenya, le Nigeria, l’Afrique de Sud et l’Egypte ont conservé leur statut de «Quatre Grands» de la culture des start-ups africaines, 77% des start-ups financées provenant d’un de ces pays. Cependant, si ces pays sont des leaders sur le marché, les start-ups ont été soutenues dans 24 pays africains différents.

La pandémie de Covid-19 suscite un intérêt accru dans le secteur de la cybersanté en Afrique, attirant plus de financement et d’intérêt dans le développement de ces entreprises. De plus, les start-ups de cybersanté visent souvent à résoudre un problème spécifique affectant une région ou un pays. Plutôt que de compter sur des infrastructures et des méthodes de santé conventionnelles, elles utilisent les connaissances contextuelles pour créer une solution plus ciblée et plus efficace.  

Les possibilités d’utiliser la cybersanté et les technologies sanitaires pour relever les défis réels et pressants sont immenses. Cela peut être vu dans la sélection des meilleures start-ups de cybersanté à travers le continent discutée ci-dessous:

WellaHealth fournit des services de santé à la fois abordables et accessibles aux Nigérians. L’entreprise s’est d’abord concentrée sur l’automatisation de la pharmacie, mais elle est passée à la couverture santé (en particulier pour la malaria) afin de protéger des familles de chocs financiers qui peuvent survenir après une situation d’urgence sanitaire inattendue. 

Vezeeta est un concierge de soins de santé numérique, lancé originalement au Caire sous le nom «Uber pour les Ambulances». Il s’agit maintenant d’une plateforme multifonctionnelle offrant une plateforme de recherche médicale pour les patients afin de trouver des médecins par emplacement, spécialité, frais et disponibilité.

Yapili a commencé au Rwanda mais fournit désormais des conseils médicaux dans 8 pays africains en utilisant la technologie pour améliorer l’accès à des soins de santé de qualité en connectant les patients à des médecins de plusieurs pays. Leur technologie permet aux utilisateurs de stocker leurs antécédents médicaux en ligne et de créer une banque de données mondiale sur la santé.

MedSaf est un marché de médicaments en ligne qui cherche à lutter contre la question des médicaments contrefaits au Nigeria.  L’application résout les problèmes d’une chaîne d’approvisionnement disjointe en communiquant directement avec les hôpitaux, les pharmacies et les fabricants pour créer un système d’approvisionnement en médicaments simple et efficace (c’est-à-dire la façon dont les médicaments sont obtenus).

TenaCare est l’une des premières start-ups de la cybersanté à travailler sur la question de la numérisation des dossiers médicaux en créant un tableau de bord analytique et un système électronique d’information des patients utilisé dans toute l’Éthiopie. La collection d’applications TenaCare a été créée conjointement avec l’initiative 4Afrika de Microsoft, et le système est actuellement utilisé dans 3000 établissements dans 10 régions en Éthiopie, et traite plus de 150 millions de dossiers médicaux.

Ilara Health s’efforce de rendre les dispositifs de diagnostic alimentés par l’intelligence artificielle et la technologie plus abordables et plus accessibles grâce à des plans de financement qui réduisent les coûts initiaux, accélèrent l’accès aux tests et intègrent les dispositifs via une plateforme technologique. Initialement commencée à Nairobi, elle a reçu plusieurs millions de fonds et de subventions pour aider à se développer au Kenya et en Afrique de l’Est. 

D’après les chiffres d’investissement prometteurs dont il a été question plus tôt, et ces exemples qui ne sont que quelques-uns des produits de cybersanté et des entreprises en voie de développement sur tout le continent, il est clair que la culture panafricaine des start-ups est en plein augmentation et devrait être une source de grande innovation dans ce secteur. 

SARINA CHANDARIA

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