La Crise Politique du Soudan

LA SITUATION ACTUELLE

Récemment, des manifestations antigouvernementales ont eu lieu au Soudan. Les manifestations ont commencé à Atbara, dans le nord-est du pays, le 19 décembre 2018. Depuis, elles se sont étendues à Khartoum (la capitale) et dans tout le pays. Jusqu’à présent, des centaines de manifestants, journalistes, militants et leaders de l’opposition ont été arrêtés par les forces de l’ordre et plus de vingt personnes ont déjà été tuées. Au début, le peuple soudanais protestait parce que le gouvernement avait triplé le prix du pain. Cependant, les manifestations se sont rapidement transformées en manifestations contre le gouvernement, en particulier contre le président soudanais, Omar al-Bashir.

POURQUOI Y A-T-IL UNE OPPOSITION AU GOUVERNEMENT D’AL-BASHIR ?

Omar al-Bashir est l’actuel président du Soudan. Il a pris le pouvoir à un gouvernement élu en 1989 sans utiliser de méthodes violentes. Les manifestants actuels exigent que Bashir se retire, mais il a déclaré qu’il ne partirait que s’il perdait une élection.

Omar al-Bashir est un habitué de la critique. L’opinion publique s’est retournée contre lui pour diverses raisons. Par exemple, il est recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes présumés de guerre et génocide au Darfour depuis 2005. Ses opposants le croient également corrompu depuis qu’il a pris le pouvoir. Bien qu’il ait remporté des élections populaires par la suite, ses opposants maintiennent que sa victoire est suspecte. En outre, al-Bashir a été accusé de mauvaise gestion économique, ce que ses adversaires considèrent comme cause de la pauvreté et de la hausse du prix du pain.

QUEL AVENIR POUR LE SOUDAN ?

Ni les manifestants ni Bashir n’ont cédé et on ne sait pas qui sera le premier à reculer. Même si aux yeux des manifestants et de nombreux Soudanais al-Bashir est déjà tombé, son gouvernement est toujours debout. Cependant, il est indéniable que cette crise a constitué l’une des plus grandes menaces pour la longue domination de Bashir. Même l’Association des Professionnels Soudanais a organisé des marches et des grèves dans cinq villes du pays. Les adversaires de Bashir espèrent que, même s’ils ne réussissent pas à renverser son gouvernement, qu’ils pourront au moins porter atteinte à sa légitimité et à son pouvoir.

Marwin Ramos

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