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Negotiations happening in the workplace. Photo credit - AI Generated

Les compétences oratoires nécessaires pour les négociations professionnelles

Introduction

Être écouté, visible et apprécié lors d’une négociation peut être un véritable défi. Dans ce contexte, la manière de s’exprimer est essentielle, voire déterminante. Une stratégie brillante peut échouer lorsqu’elle est mal présentée, tandis qu’une position moyenne peut aboutir lorsqu’elle est défendue avec assurance et conviction. Lors d’une négociation, la voix du négociateur devient ainsi un véritable outil de communication. Les qualités vocales représenteraient 38 % du message, contre seulement 7 % pour les mots prononcés. Cet article présente quelques techniques à adopter pour maximiser ses chances de conclure un accord.

 

Les 90 premières secondes : réussir son introduction

Pour parvenir à un accord, les négociateurs doivent capter l’attention de l’autre partie dès les premières secondes, notamment au cours des 90 premières secondes. Pour y parvenir, une séquence simple peut être suivie : commencer par les points communs, présenter clairement sa position, puis l’appuyer par trois arguments. Cette approche permet de mettre en évidence les objectifs communs et de créer un climat favorable. La position est ensuite clairement définie, tandis que les trois arguments permettent de renforcer le message. Le fait de regrouper les informations par trois facilite également leur traitement et leur mémorisation.

 

Les cinq paramètres vocaux pour réussir une négociation

Les cinq paramètres sont le ton, la hauteur de la voix, le débit, le volume et le rythme. Puisque la voix joue un rôle important dans la communication, chacun de ces éléments doit être adapté à la situation. Par exemple, un ton chaleureux et posé favorise la confiance, tandis qu’un ton dur peut provoquer une attitude défensive. Une voix plus grave peut être perçue comme plus assurée et autoritaire. Le débit doit également être maîtrisé, avec des pauses appropriées. Pour convaincre, le volume doit être modulé : parler trop doucement ou trop fort peut nuire au message. Enfin, un rythme régulier contribue à transmettre une impression de confiance et de maîtrise.

 

La voix « joueuse » ou la voix « analytique »

La voix peut à elle seule influencer l’atmosphère d’une négociation. Une voix chaleureuse et naturelle peut instaurer la confiance, tandis qu’une voix monotone peut créer une impression négative dès le début. Deux styles vocaux peuvent être utilisés selon le contexte. La voix « joueuse » est chaleureuse, curieuse et collaborative. Elle favorise la proximité, l’ouverture et la recherche de solutions créatives. La voix « analytique », quant à elle, est posée, réfléchie et précise. Elle traduit le sérieux et la compétence et peut être particulièrement adaptée lorsque les enjeux sont importants. Le négociateur doit donc savoir choisir le style vocal le plus approprié à chaque situation.

 

Conclusion

Conclure un accord peut être difficile, mais certaines techniques peuvent faciliter le processus. Une bonne introduction au cours des 90 premières secondes permet de poser les bases de la négociation. Elle doit ensuite être soutenue par une maîtrise du ton, du volume, du débit, de la hauteur et du rythme de la voix. Enfin, le choix entre une voix « joueuse » et une voix « analytique » doit dépendre du contexte et des objectifs de la négociation.

Marwa Abdellateef

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