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An adult leaving home. Photo credit - AI Generated

QUITTER LE NID : CE QUI RESTE QUAND TOUT CHANGE

Introduction 

On finit toujours par quitter le nid, ce n’est un secret pour personne. Plus jeune, on est pressé de se jeter du nid, on envie ceux qui s’envolent à leur tour et on se demande ce que ça fera quand le nôtre arrivera. Pourtant, on nous répète sans cesse de patienter, que ça va venir un jour ou l’autre, ces jours à traîner dans la maison familiale nous manqueront. On hausse les épaules, et le jour où c’est enfin notre tour de s’envoler, on s’envole sans regarder en arrière, avide de voir enfin le monde de nos propres yeux. 

 

Ce qu’on apporte dans nos valises

Et voilà qu’on entreprend ce voyage en solo, avec en tête tout un itinéraire qu’on a passé des années à tracer. Enfin ! À nous la liberté, à nous le contrôle sur notre propre vie, à nous le monde qui nous accueille les bras grands ouverts. Mais alors qu’on s’installe dans notre nouveau cocon, l’expérience quotidienne nous ramène quelquefois dans le souvenir chéri de notre foyer d’antan. Il s’agit de l’odeur du café qui rappelle les matins chez les parents ou de la nécessité d’appeler à la maison avant de prendre une décision importante. Et on se demande alors : Est-ce qu’on commence vraiment une nouvelle vie quand on quitte le nid ?

 

Le décalage silencieux

Puis un jour, sur un coup de tête, on décide de revenir. De revisiter le lieu qui a abrité notre enfance, “pour se ressourcer” dit-on. On y est accueilli comme un roi. Comme une première à toute chose, notre nouvelle réalité se vit autrement. Est-ce toujours chez soi ?Finalement, sommes-nous chez nous ou simplement chez nos parents? Alors on regarde autour de soi, et à chaque seconde quelque chose nous saute aux yeux : une nouvelle nappe qui n’était pas là avant qu’on parte, de nouveaux rideaux. Et soudain, tout semble nouveau. Et soudain, on redécouvre la maison qui a longtemps abrité nos souvenirs. 

 

La famille, toujours là 

Après les étreintes et les câlins, le constat est clair: les membres de la famille sont restés les mêmes. Le regard porté aux siens, rempli de bienveillance et de fierté même discrète demeure. L’écoute est toujours aussi active. Parfois, pour nous gâter, on prépare notre plat préféré, on nous le présente fièrement. Alors, on sourit pas seulement parce que cela nous a manqué, mais parce qu’on retrouve enfin cette chaleur, celle de chez-soi. Et, au fond, on en vient à se demander ce que signifie vraiment “chez soi”.

 

Conclusion 

Parce qu’un chez soi, ce n’est pas juste un meuble qui reste à sa place là où on l’a laissé. Ce n’est pas juste un tableau qu’on a dessiné et accroché au mur plus jeune et qui nous rappelle la mièvrerie et la naïveté de l’enfant qu’on était. Un chez soi, ce n’est pas un lieu qu’on finit par quitter. Un chez soi, c’est tout ce qui nous constitue, c’est nos valeurs, nos principes, nos peurs, nos habitudes, nos traditions, un chez soi, c’est là où notre cœur se sent chez lui. 

Allah Niaamat Douai

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