Introduction
Malgré tout les moyens mis en œuvre pour contrecarrer cette endemie sévissant dans la plus part des pays d’Afrique et d’Asie ,il n’en demeure pas moins qu’elle reste l’endemie la plus meurtrière , causant a elle seule près de 60 % d’hospitalisation . Les moyens pour limiter son invasion sont répandus , allant de la distribution de moustiquaire imprégnée dans tout les foyers à la gratuité dans le depistage ainsi que le traitement des enfants de moins de 5 ans . N’oublions pas les descentes des équipes spécialisées pour la destructionndes gîtes lavaires dans nos domiciles .Le parasite lui ,a trouvé un moyen de déjouer les plans de détections de cette endémie , ce qui soulève une nouvelle vague d’interrogations ,d’où l’urgence non seulement de mieux appliquer les mesures barrières ,mais surtout de mieux investiguer ce pathogène qui a décidé contre tout attente de se cacher .
Quels sont les différentes techniques de depistage de l’endemie palustre ?
Le paludisme est couramment diagnostiquer dans nos hopitaux à l’aide de techniques spécifiques dites directs ,dans le sens ou il permet la detection de l’agent pathogene ou un de ses constituants ( proteines ,enzymes etc.)
Technique de détection par la goutte épaisse (GE)
La goutte épaisse est une technique de détection qualitative et quantitative du plasmodium ,agent causal du paludisme ,qui donne ,dans 5 microlitres de sang ,de pouvoir visualiser les différentes espèces parasitaires au microscope.
Le test de diagnostic rapide est lui aussi une technique directe mais qualitative (atteste juste de la presence ou l’absence sans toute fois quantifier ) qui detecte la presence de constituants sécrétés par le parasite . Elle détecte la présence de protéines palustres ( le HRP-2 :Hystidin rich protein 2) ,d’enzymes comme l’énolase spécifique du plasmodium ou la lactate déshydrogénase .
La mutation du gene HRP-2 et ses conséquences sur le diagnostic biologique du paludisme
La plus part de nos formations sanitaires ,par manque d’équipements adaptés (le microscope ) ou de personnels hautement outillés sont obligés d’utiliser les tests de diagnostic rapide ,qui malgré les méfiances ont une sensibilité à detecter le paludisme assez élevée (95%). En fonction des tests ,les uns rechercherons la proteine HRP-2 specifique à l’espèce plasmodium falciparum ,ou encore la lactate déshydrogénase commun à d’autres espèces . Il arrivera donc ,que devant un individu malade mais ayant développé une mutation du gène HRP-2 ,le test sera négatif ,retardant non seulement la prise en charge immédiate du patient ,mais pouvant entrainer la mort de celui-ci par accès pernicieux .
L’automédication probabiliste comme premier facteur de mutation du Gène HRP-2
Nous entendons par automédication probabiliste la mauvaise pratique consistant à s’administrer soi même ,sans avis médical ni diagnostic , des médicaments sous la base de symptômes . Une pratique assez répandue en Afrique ,qui diffère de la médication documentée , où le medecin prescrit sous la base d’un bilan diagnostic clair et precis . L’automédication probabiliste , du fait de la pauvreté , a pour premiere consequence la resistante non seulement bacterienne mais aussi parasitaire . Il en resulte que le parasite pour se protéger active ses mécanismes de défense et reussi à déjouer les défenses naturelles prévues contre elle.
Conclusion
L’être humain est doué de reflexion ,le parasite aussi . Sa machinerie cellulaire lui donne de berner autant que possible les défenses humaines ,entrainant à la longue des mutations ,comme celle du gène HRP-2 du plasmodium . Il est urgent ,primordial de bien se proteger contre cette maladie en respectant non seulement les mesures barrieres imposés par l’OMS et les organismes en charge ,mais aussi de se rendre dans une formation sanitaire dès les premiers symptômes . L’endemie palustre peut effectivemet être contrecarrer, si tout les acteurs ,médecins, biologistes et population y mettent du leurs.
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