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Women against GBV. Photo credit - AI Generated

La prévalence et l’impact de la violence basée sur le genre en Afrique du Sud

Introduction

La violence basée sur le genre (VBG) est un problème accablant qui sévit dans tous les coins de l’Afrique du Sud. Son impact est énorme et contribue au taux élevé de féminicides dans le pays. L’une des causes est liée à la manière dont les garçons et les filles sont éduqués et formés à se percevoir et à se valoriser mutuellement. Les filles sont élevées pour respecter les hommes de leur famille, tandis que les garçons apprennent à considérer les femmes comme fragiles, nécessitant protection et contrôle. En conséquence, les femmes sont objectifiées, privées de leur autonomie corporelle et de leur pouvoir de décision. Lorsque les femmes commencent à affirmer leur voix et leur autonomie, certains hommes ressentent le besoin de les faire taire.

 

L’Ombre du Patriarcat : Déconstruire la Violence contre les Femmes

Une étude de 2024 du Human Sciences Research Council (HSRC) a révélé que près de 70 % des hommes estimaient qu’une épouse devait obéir à son mari et que 15 % pensaient qu’un mari avait le droit de « punir » sa femme. Les données historiques montrent qu’une grande partie des féminicides découle de violences domestiques ou de situations où les femmes étaient spécifiquement ciblées après une rupture ou un refus de avances. Le Department of Women, Youth, and Persons with Disabilities et les ONG continuent de souligner que le patriarcat et le sentiment d’impunité masculine favorisent ce type de violence.

 

L’intersection entre la culture du viol et le manque d’application des lois sur la VBG

L’Afrique du Sud est parfois qualifiée de « capitale du viol », au point que la population est devenue désensibilisée face à ces cas. La fréquence des viols est profondément enracinée dans une société marquée par la violence, les normes patriarcales et les attitudes sociales qui normalisent le sentiment de droit des hommes sur le corps des femmes. Dans les foyers, les entreprises et les communautés, on retrouve cette culture du viol, où beaucoup d’hommes ne voient aucun mal à l’harcèlement sexuel et considèrent les accusations de viol comme des « fausses accusations » visant à nuire à un homme. Selon les statistiques de la South African Police Service (SAPS) pour janvier–mars 2025, sur 13 453 infractions sexuelles, 10 688 étaient des accusations de viol, montrant la persistance du problème. Les taux de condamnation restent faibles. La culture du viol favorise l’ignorance de la VBG, le blâme des victimes et la sous-déclaration des cas. Un rapport de 2025 de UN Women montre que dans les zones où la culture du viol est forte, les taux de condamnation pour agressions sexuelles restent bas, même si de bonnes lois existent, en raison des biais dans le système judiciaire et de la réticence des gens à tenir les auteurs responsables.

 

Conclusion

L’Afrique du Sud dispose de lois progressistes, mais leur application reste inefficace. Depuis des décennies, les femmes dénoncent les injustices et appellent à une société équitable qui protège ses citoyennes. Pourtant, leurs revendications ont été banalisées et ignorées. Il existe néanmoins de l’espoir : avec le shutdown de novembre initié par Women For Change, nous pourrions enfin constater un changement réel, et sensibiliser tous les hommes sud-africains à l’idée que la transformation commence avec eux, avec nous, avec tout le monde.

 

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Khumo Khokhonyane

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