Introduction
Le moustique est un insecte bourdonnant qui se nourrit voracement d’organismes vivants et prolifère rapidement sur les organes vitaux de l’Homme. Il vole à grande vitesse, environ 2,4 km/h, et attaque un tiers de la population mondiale, notamment au Brésil, en Indonésie, en Thaïlande, en Inde et bien sûr sur le majestueux continent africain, en particulier au Soudan. Cette offensive contre le pays nilotique a entraîné diverses maladies infectieuses telles que le paludisme, la fièvre jaune et, actuellement, la peste mortelle que constitue la dengue.
Panorama
La dengue est une infection virale transmise par les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus, et sa propagation mondiale s’accélère. En 2025, plus de 4 millions de cas et 2 500 décès ont été recensés dans 101 pays, dont 50 000 en Afrique et 3,5 millions dans les Amériques. Au Soudan, la prévalence a atteint 27 %. En septembre, environ 14 000 cas ont été enregistrés, nécessitant des mesures urgentes d’éradication.
Une arme primordiale
Le moustique Aedes favorise la multiplication du virus chez l’Homme, provoquant des symptômes bénins tels que fièvre élevée, maux de tête, douleurs orbitales, douleurs articulaires et musculaires, nausées et vomissements. Les manifestations sévères incluent saignements, douleurs abdominales, vomissements persistants et difficultés respiratoires. Ces effets potentiellement mortels soulignent l’importance d’un dépistage des facteurs de risque. Les facteurs prédisposants incluent : le développement du moustique dans l’eau stagnante due à une mauvaise gestion de l’eau, des infrastructures sanitaires inadéquates, le changement climatique, l’urbanisation rapide, et une immunité affaiblie et des maladies préexistantes. La prévention primaire est donc essentielle et repose sur : le contrôle des moustiques avec larvicides, moustiquaires et moustiquaires de fenêtres, l’amélioration de l’assainissement, et les campagnes de nettoyage et l’éducation sanitaire pour éliminer les lieux de reproduction et réduire la transmission de la dengue.
Deux armes pour une gestion efficace
La dengue se propage rapidement et doit être diagnostiquée tôt en évaluant l’état de santé du patient et en reconnaissant les signes avant-coureurs de choc, tels que agitation, peau froide et diminution de la production d’urine. Les tests de laboratoire sont également essentiels pour confirmer le diagnostic, notamment : Tests d’antigène et d’anticorps dengue, et RT-PCR pour détecter le matériel génétique du virus. Le protocole de traitement inclut : remplacement des fluides : solutions de réhydratation orale, boissons riches en électrolytes, perfusions intraveineuses, soulagement de la douleur : paracétamol pour réduire la fièvre et atténuer la douleur, et repos suffisant pour aider le corps à récupérer. Ces approches constituent une prévention secondaire, visant à éviter un pronostic défavorable. Un mauvais pronostic survient lorsque les complications envahissent le corps du patient, notamment le syndrome de choc dengue, entraînant hypotension, atteinte des organes, détresse respiratoire, troubles neurologiques, etc. La prévention tertiaire consiste à accompagner efficacement l’usage des deux premières mesures pour réduire ces risques graves.
Conclusion
Le Soudan lutte contre un virus invisible de 60 mm protégé par un moustique de 2 mg dans un contexte national fragile. Cet ennemi peut être vaincu grâce à la collaboration du Ministère de la Santé, du Ministère de l’Économie, du Ministère des Infrastructures et, surtout, de la communauté, sous le contrôle d’un gouvernement stable. Comme le dit la citation : « Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est un succès. »
Médias sociaux : https://www.facebook.com/share/1CCJr9ajKc/
