Sous le dôme du ciel, entre sable et forêts,
Mon amour pour toi n’a aucun intérêt secret.
Je chante ta terre, de l’Est jusqu’à l’Ouest,
Dans ce don de soi qui survit à la peste.
Gounou Gaya, terre d’accueil et de foi,
Où l’hospitalité est la seule vraie loi.
Tes fils sont loyaux, tes filles sont aimables,
Un peuple de paix aux cœurs inébranlables.
Au centre, Mongo se dresse, solide et fier,
Ses braves fils défendent la terre d’hier.
À l’ombre des pics, la patrie est gardée,
Par des mains vaillantes, par l’honneur guidées.
Regarde le Lac, ce miroir infini,
Où l’eau et le ciel s’embrassent en un nid.
Et le Kanem antique, mémoire du temps,
Berceau des empires aux siècles persistants.
De la force des Monts Illi, vigies de pierre,
Aux Monts de Lam, sublimes sous la lumière,
La nature s’élève en prière sacrée,
Sur cette terre sainte par Dieu consacrée.
Mais plus haut encore, vers les sommets du Nord,
Le Tibesti s’élève, défiant le sort.
Pays d’endurance, de roche et de feu,
Où l’homme de fer ne craint que son Dieu.
Je ne t’aime pas pour ce que tu possèdes,
Mais pour cette sève qui en nous ne cède.
Du Sud verdoyant au désert souverain,
Tu es mon seul maître, mon unique refrain.
Le Tchad est mon sang, mon souffle et mon cri,
Une terre de géants où l’espoir est écrit.
Loin des calculs amers et de la vanité,
Je t’offre ma vie, en toute loyauté.
Description du poème
Le Tchad est une terre de contrastes et de civilisations millénaires, où la grandeur de l’histoire (Empire du Kanem) rencontre la résilience des paysages (Tibesti). Ce poème célèbre l’âme d’une nation bâtie sur trois piliers : l’hospitalité du Sud, la bravoure du Centre et l’endurance du Nord. C’est un hymne à l’unité nationale et à un patriotisme pur, qui place les valeurs humaines et les racines sacrées au-dessus des richesses matérielles.
