Des yeux grands comme le soleil
L’âme aussi libertine que le vent
C’était un garçon au regard vermeil
Qu’au soleil couchant,
Ployait sous les morsures répétées des vicissitudes
Insouciance déchirante du monde
L’aurore, pourtant, s’en vient avec des graines d’espoir
Au loin là-bas, Hier s’est déjà enfui, vide
La brise légère sur le visage annonce une victoire,
Une victoire sur l’ombre hideuse des terreurs nocturnes
Je me tais
Il est parfois des silences d’une incomparable éloquence
Silence volubile – Point de tempérance
L’instant d’un seul regard le sait
Les yeux, parfois, saisissent toute l’intensité de la douleur immatérielle
C’est un enfant
C’est une fille
C’est un garçon
C’est ton frère et ta sœur de la même race humaine
Il ne dit mot – il survit
Quand de lui tu as peur – il sourit
C’est un cours qu’il a dans la rue, suivi et appris
Il soupire, il crie, il gémit – O ardente aspiration à la Vie
Toi, tu ne vois qu’un paria…
Description du poème
Le poème « Je Suis Toi » invite à reconnaître l’humanité partagée entre tous les enfants, qu’ils soient garçons ou filles, privilégiés ou marginalisés. À travers les souffrances, les silences et les vicissitudes de la vie, il souligne l’importance de l’empathie et de la compréhension, rappelant que chaque enfant mérite respect, attention et espoir.
