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Schoolkids receiving a school kit. Photo credit - AI Generated

DON DE KITS SCOLAIRES EN COTE D’IVOIRE : MEDECIN APRES LA MORT ?

Introduction

Nul besoin de démontrer que l’éducation fait partie des droits fondamentaux reconnus à l’enfant, selon la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Au surplus, l’on a pris pour habitude d’affirmer, avec fierté, qu’offrir l’éducation à un enfant, c’est lui garantir l’opportunité d’un avenir meilleur, sinon l’espoir d’un lendemain radieux. Ce crédo est d’autant plus vrai que la plupart des personnes qui ont reçu de bonnes éducations sont de ceux qui décident pour le monde entier, à travers les grandes institutions internationales et les structures étatiques qu’elles animent ou dirigent.

 

Le sens des dons de kits scolaires

Ce rêve d’offrir une meilleure éducation à son enfant n’est malheureusement pas permis à tous. Car tout le monde n’a pas les moyens conséquents pour l’octroyer au sien. Mais heureusement comme la généreuse nature a horreur du vide, elle pousse de bonnes volontés à se suppléer à des parents d’élèves ou à se compléter à eux par des actions de charité telles que les dons, en vue de rendre ce droit accessible à tous les enfants de la Côte d’Ivoire. C’est ici le sens réel de ces dons dont les bénéficiaires sont généralement les enfants issus des milieux défavorisés ou des élèves orphelins.

 

Le timing mal choisi ?

En Côte d’Ivoire, la rentrée scolaire a souvent lieu en début du mois de septembre. La première semaine est réservée aux inscriptions physiques et la révision des cours importants de l’année scolaire précédente. La semaine qui suit est consacrée à la mise à disposition des listes des fournitures scolaires, en vue des achats des manuels scolaires. La troisième semaine, c’est déjà la reprise effective des cours dans les différents établissements scolaires, sur toute l’étendue du territoire national. A partir de cette troisième semaine, nous sommes quasiment dans le mois d’octobre. En ce moment-là, tous les enfants sont censés avoir leurs fournitures aux complets, à l’exception de quelques retardataires qui auront beaucoup de nuits blanches à se mettre à jour de la classe.

 

L’arrivee tardive des dons de kits scolaires

Tel un médecin après la mort, ces bonnes volontés que Dieu a mandaté dans le grand secret pour venir soutenir ces enfants démunis arrivent les bras chargés de kits scolaires à distribuer, gracieusement. Ces kits sont parfois composés de cartables, des livres au programme, des cahiers, des ensembles géométriques, des stylos, crayons, gommes, enfin de tout ce qu’il faut pour permettre à un enfant de jouir de ses droits à l’éducation. Sauf que ces dons arrivent à un moment où les parents d’élèves qu’on voulait aider parce qu’ils sont pauvres ou décédés ont fini, malgré tout, par se plier en mille morceaux pour acheter les fournitures de leurs enfants. Et ce n’est bien plus tard, après leur souffrance que nos bienfaiteurs viennent les soulager, de quel mal ?

 

Le choix du moment dons de kits à revoir, absolument

Si tant est qu’on est véritablement préoccupé par la souffrance de ces nombreux parents d’élèves en cette période de rentrée scolaire, parfois très compliquée pour ceux qui ont les grands moyens, il faut bien qu’on revoie le moment.

 

Conclusion 

En définitive il serait bien indiqué, pour ma part, que ces cérémonies de distribution de dons de kits scolaires se fassent dès la deuxième semaine de la rentrée scolaire. C’est en ce moment-là que le besoin est réel et prioritaire. Mais une fois qu’on a fini par se débrouiller, seul, pour acheter les fournitures de ses enfants, les voir venir encore avec des kits scolaires, à leur remis à la fin du mois d’octobre ou au début du mois de novembre, donne l’impression que l’objectif de ces dons est carrément biaisé, d’où sens du le titre : dons kits scolaires en Côte d’Ivoire, médecin après la mort ?

Irie Bi Irié Oscard

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