Introduction
Un salarié est une personne qui reçoit régulièrement un salaire, c’est-à-dire une rémunération ou prestation en contre-partie de ses services. Le salaire est une rémunération qui doit être continuelle ( tant que le salarié rend ses services), permanente et fixé de commun accord avec l’employeur, mais doit aussi refléter l’équilibre entre le service rendu et la rémunération dû. Cependant, le salarié deumeure confronté à certains défis réel quant au principe l’équité salariale (I) et de régularité de paiement (II).
Le problème de l’équité salariale
Au Cameroun, c’est la Convention Collective NAtionale du Cameroun qui établie les grilles salariales du secteur privé. Cette grille tient compte du niveau d’étude, du poste occupée ( cadre, agent de conception ou d’exécution…) et de l’ancienneté. Ainsi, le titulaire d’une Licence doit être mieux rémunéré qu’un détenteur de BTS. Aussi, elle fixe qu’un agent d’exécution peut percevoir entre 60 000 – 200 000 fcfa/mois et son supérieur, cadre dirigeant se situe dans la tranche 300 000 – 1 500 000 fcfa/mois. Mais sur le terrain, on observe des employés qui un salaire plus important que ceux qui ont un plus haut diplôme : des cadres qui ont un salaire inférieur à leur subalterne ; et des employés qui sont payés en dessous du SMIG ( Salaire Minimum Interprofessionnel Garantie) qui est fixé à 41 875 pour 40 heures/semaine en 2025. Ces dysfonctionnements est en partie dû au fait que lors de la conclusion du contrat d’emploie, les salaires sont négociés de gré à gré, au cas par cas, sans tenir compte de la grille et de ses références.
Des insécurités dues aux irrégularités
Les irrégularités salariales qui affectent le secteur privé au Cameroun sont nombreuses. Parmi les plus flagrantes, on cite la dévaluation des salaires. Cette sous-évaluation salariale s’explique en grande partie par la propenstion des patrons à vouloir maximiser les bénéfices et réduire les dépenses. On relève aussi des payements irréguliers qui se traduisent par les retards de paiement, parfois le non-paiement, la suspension (partielle ou totale) arbitraire des salaires. Très souvent aussi, les responsables utilisent le fallacieux prétexte de l’indiscipline de l’employé pour soustraire son salaire au motif de le sanctionner, au mépris du code du travail.
Conclusion
En définitive, toutes les contrariétés salariales que les employés rencontrent dans un tel climat les met en situation d’insécurité. Ce sont des menaces non sueulement à leur sécurité financière mais aussi à leur droit qui sont constamment bafoués. Ceci dit, il faut admettre que ces victimes ont leur part de responsabilité : en refusant de s’informer de leur droit en tant que salariés, ils donnent l’opportunité aux patrons pernicieux de profiter de leur ignorance. La célébration de la fête du travail (chaque 1er Mai) devrait donc être l’occasion de se pencher sur la connaissance de leur droit et limiter les beuveries.
