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Trash all over the community. Photo credit - AI Generated

Kinshasa : le phénomène Matiti, entre débrouillardise et insalubrité

Introduction 

Dans plusieurs communes de la capitale congolaise, chaque jours des jeunes sans emploi stable, proposent aux ménages de se débarrasser de leurs ordures ménagères contre une modeste rémunération. Cependant ils les déversent dans les rues, les caniveaux ou sur des terrains vagues, aggravant ainsi l’insalubrité déjà préoccupante dans la ville.

 

Une pratique ancrée dans le quotidien et Une menace pour la santé publique

Le système public de collecte des déchets reste insuffisant et parfois inexistant à Kinshasa, dans certains quartiers, de nombreux ménages se tournent vers les Matiti pour se débarrasser de leurs poubelles.  brouettes à main , ces récupérateurs de fortune passent de maison en maison, récupérant les ordures pour quelques billets de franc congolais. Les habitants de la capitale congolaise n’ont pas d’autres solutions que de donner les déchets à ces récupérateurs,  mais après les déchets récupérés,  se retrouvent dans la rue. Cette pratique contribue à la prolifération des tas d’immondices le long des avenues, obstruant les caniveaux et favorisant les inondations lors des pluies et les mauvaises odeurs dans certains coins de la ville. Elle constitue également un danger sanitaire, avec la multiplication des moustiques, et autres vecteurs de maladies comme le choléra ou la typhoïde.

 

Entre survie et incivisme

Pour ces jeunes, communément appelé Matiti, ce travail de récupérateur des déchets, c’est un moyen de survie dans une ville où le chômage des jeunes est élevé. Cependant, les conséquences de cette débrouillardise sont lourdes pour l’environnement et la santé publique. Les autorités compétentes doivent multiplier les campagnes de sensibilisation et les opérations de salubrité, mais le phénomène semble s’amplifier avec l’accroissement démographique de la capitale. Il doit y avoir un moyen de se débarrasser des déchets de manière responsable.

 

Conclusion 

Seule une politique claire et inclusive de gestion des déchets, associant les autorités, les entreprises spécialisées et la population, pourra mettre fin au cycle du  Matiti . Une formalisation de cette activité, avec un encadrement et une formation, pourrait transformer ces récupérateurs informels en véritables agents de salubrité. En attendant, les  Matiti continuent d’arpenter les rues de Kinshasa, symbole à la fois de la débrouille congolaise et du défi environnemental que doit relever la capitale.

Dalu Yolande

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