Introduction
Le mois d’août est marqué par la célébration des fêtes d’indépendance dans plusieurs pays de la sous-région. C’est toute une euphorie rappelant l’accession à la souveraineté et la fin de l’ingérence étrangère. Surtout quand on se rappel de ce passé pathétique de colonisation et d’esclavage. On aurait beau vouloir oublier avec un coup d’éclat mais l’histoire qui est la mémoire du peuple ne cessera jamais de nous appeler ou nous avions quittés mut par la quête de la souveraineté. Mais qu’est-ce que la souveraineté ? Notre souveraineté est-elle déjà acquise ou devant nous ? Comment peuvent-ils devenir souverain ?
Développement
C’est la soif de la dignité qui a conduit ces nombreux mouvements de la veille des indépendances à se révolter. Ces mouvements ont dit non à la mort, à la soumission et oui à la vie, oui à la liberté et surtout oui à la dignité. Leurs combats intellectuels comme physiques ont obligé des maîtres d’hier à dissoudre leur empire en nous octroyant une possibilité de souveraineté. Il est ainsi juste de proclamer à chaque année cette victoire non de l’homme noire mais de l’homme tout court. C’est a dit c’est l’humanité qui triomphe. Toutefois, il est nécessaire de ne pas succomber à un piège traditionnel qui est dans l’art de faire parce qu’il faut faire et parce que c’est comme ça qu’on a toujours fait. En cela nous sommes en droit de nous demander après 65 d’accession à l’indépendance pour la plupart des pays de la sous-région, sommes-nous véritablement indépendants ? A voir le tableau, la négation est la réponse adéquate et qui semble même la plus juste. Certes sans vouloir peindre tout l’effort de 65 ans en noir, il faut admettre que notre autonomie peine à décoller. Cette évidence conduit à accuser à tort ou à raison nos maîtres d’hier d’être responsable de cette dépendance. On leur reproche souvent de ne pas avoir coupé le cordon ou de donner le mouton sans lâcher la corde.
Repenser l’éducation pour la souveraineté africaine
Loin de cette idéologie, je pense que nous sommes les propres handicaps de notre souveraineté. Il faut qu’on puisse raccrocher cette manière de faire infantile qui consiste à jouer les victimes en toute situation de cause. Il est temps que l’Afrique s’interroge sur ses propres responsabilités vis-à-vis de ce qui vit. Ce qui suppose un changement de paradigme. Et si nous nous mettons en accord que la souveraineté est la conscience qu’on a de soi dans le rapport aux autres, il nous faut donc revenir à nous même. Sur cette lancée de revenir à nous même, il est crucial de repenser l’éducation en Afrique qui doit se centrer sur la responsabilité et surtout sur l’estime. Chaque enfant doit se sentir protagoniste de son processus et doit grandir dans un climat sans complexe vis-à-vis des autres.
Conclusion
En sommes, l’ascension de l’Afrique doit se porter sur elle-même. L’Afrique doit se porter garante d’elle-même afin d’envisager une possibilité d’autonomie qui est le socle d’une possibilité de développement. Ainsi la soif de la souveraineté soit donc basée sur une politique d’éducation propulsant les enfants à l’autonomie et non dans un rapport de soumission.
