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Manufacturing industry and the environment coming together. Photo credit - AI Generated

Planète & Business : L’équation différentielle africaine

Introduction 

L’un des défis majeurs et contemporains que rencontrent les industriels africains est l’économie verte. L’industrie africaine représente moins de 2 % de la manufacture mondiale, un chiffre qui démontre de sa potentialité non exploitée. Et pourtant, sauver la planète n’est point sujet de quel continent pollue le plus ni de quel pays adopte le plus des comportements vertueux. C’est une responsabilité concernée par tous, et l’Afrique n’y échappe guère.

 

Un Secteur Embryonnaire

Deuxième continent en termes de superficie et de population, l’Afrique semble absente quand il s’agit du secteur industriel. Et dans un monde où l’industrialisation rythme avec puissance économique, les startups africaines sont perçues comme des nouveaux nés qui apprennent à marcher. Seul 05 pays sur les 56 ont des progrès significatifs dans le domaine. Et pourtant, le continent détient le un cinquième des terres émergées du globe. L’industrie africaine semble avoir encore de beaux jours devant elle. Pourquoi donc cette disparité ?

 

La Concurrence : L’ennemie de l’ombre

Les startups africaines sont déjà confrontées à la concurrence liée à l’importation massive des produits occidentaux subventionnés, et ceux des produits issus du secteur informel accessibles. A cela s’ajoute désormais le respect des normes environnementales stricte. Dans un secteur où augmenter sa production et atteindre une rentabilité priment, l’écologie peut s’apparenter à un frein plutôt qu’à un levier. Car, comment expliquer à une startup d’agro-alimentaire africaine, qu’en plus de la concurrence du riz thaïlandais, qu’elle doit encore réduire voire éliminer l’utilisation des intrants agricoles pour sa production. Entre une concurrence oppressante et asymétrique, la notion de l’économie verte peut vite être vue comme une menace supplémentaire.

 

Conclusion

Ce n’est point l’adhésion à l’économie verte qui rebute tant les jeunes industriels africains, mais plutôt le prix de cette transition qui nécessite des investissements lourds. L’énergie renouvelable, l’agroécologie, l’économie circulaire sont des luxes que ne peuvent se permettre les jeunes industries.  Et bien que l’Afrique ne soit pas très active dans la pollution environnementale, elle n’en demeure pas moins concernée. Pris entre une concurrence déloyale, un secteur énergétique défaillant et une pression croissante pour adopter des normes vertes strictes sans aucune subvention, les industriels africains n’ont plus le choix : Fermer boutique ou Mettre l’étiquette Bio sur chaque produit.

Hounhoesse Toundé Rébazar

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