Introduction
L’injustice en Afrique n’est pas toujours bruyante ; parfois, c’est le refus silencieux d’opportunités. Un enfant qui apprend sous un arbre, une mère qui meurt d’une maladie soignable, un diplômé sans emploi malgré ses efforts, ce ne sont pas des accidents. Ce sont des symptômes d’une injustice profonde et structurelle. À travers l’Afrique, l’injustice se manifeste par un accès inégal aux droits fondamentaux comme l’éducation, les soins de santé et les opportunités économiques.
Là 0ù se trouve l’injustice
Les droits égaux sont souvent proclamés sur le papier, promettant égalité des chances, traitement égal et justice équitable du nord au sud, de l’est à l’ouest. Mais la réalité raconte une autre histoire. L’Afrique a besoin d’une éducation et de soins de qualité pour construire richesse, paix et développement durable. Pourtant, les études révèlent que la prospérité est réservée à une élite privilégiée. Ces élites ont accès aux meilleures écoles, hôpitaux et emplois, souvent dans des systèmes conçus pour exclure la majorité. Ils évoluent dans des espaces séparés : leurs propres écoles, hôpitaux et marchés. Pendant ce temps, les masses luttent pour survivre, entendant souvent la phrase amère : « Ce n’est pas ce que tu sais, mais qui tu connais. » Cela n’est-il pas une injustice ?
Inégalité dans l’éducation et lessoins de santé
L’injustice est visible dans nos écoles. Plus de 60 % des jeunes âgés de 15 à 17 ans en Afrique subsaharienne ne sont pas scolarisés. Au Niger, seulement 17 % des filles terminent le secondaire, et l’alphabétisation féminine est inférieure à 25 %. L’éducation « gratuite » comporte souvent des coûts cachés qui excluent les plus pauvres. Au Ghana, 67 % des étudiants universitaires viennent des ménages les plus riches, tandis que seulement 1,8 % proviennent des plus pauvres. Les soins de santé racontent une histoire similaire. En Afrique du Sud, 44 % de la population vit en zone rurale mais n’est desservie que par 12 % des médecins du pays. Dans de nombreuses régions du continent, des femmes meurent encore de maladies soignables, et des enfants marchent des heures pour accéder à des soins basiques. Un enfant né d’une mère instruite a 96 % de chances de survivre jusqu’à cinq ans, contre 88 % pour un enfant dont la mère est non instruite.
Inégalité de richesse
Du côté de la richesse, l’injustice est alarmante. Au Kenya, 13 % des adultes sont obèses alors qu’un tiers du pays fait face à l’insécurité alimentaire. Ce n’est pas seulement une inégalité, c’est une crise de déséquilibre. Les femmes sans éducation sont exclues des systèmes financiers : celles ayant un diplôme secondaire ont 51 fois plus de chances d’avoir un compte bancaire et 22 fois plus de chances d’épargner. Ce ne sont pas que des chiffres ; ce sont des injustices vécues.
Causes et solutions
Les racines de cette injustice sont multiples : la cupidité, où quelques-uns veulent tout posséder ; le népotisme et le favoritisme, où le pouvoir sert un cercle de proches ; le tribalisme et l’ethnicité, qui divisent au lieu d’unir ; la pauvreté et l’analphabétisme, qui désarment les masses et permettent la manipulation. La solution réside dans des institutions fortes, une gouvernance collaborative, et des investissements massifs dans les écoles, industries, hôpitaux et emplois pour tous, pas seulement pour quelques-uns.
Conclusion
Les citoyens ordinaires en Afrique endurent des vies douloureuses, luttant quotidiennement sans accès équitable aux droits qui leur sont innés. Ils méritent une éducation de qualité. Ils méritent des soins de santé adéquats. Ce ne sont pas des faveurs, ce sont des droits légaux et moraux. Il est temps que l’Afrique se lève, non pas seulement en paroles, mais en actes.
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