Introduction
Dans le but de fluidifier la circulation, des carrefours à sens giratoire ont été aménagés à travers les villes du Burkina Faso. Au cours des années, ces espaces font de plus en plus l’objet d’aménagement aussi bien par les municipalités que par d’autres acteurs. Gazon, arbres et fleurs, sont les nouveaux occupants privilégiés de ces espaces. Dans les lignes qui suivront, nous vous ferons découvrir ces espaces verts que sont devenus les ronds-points au Burkina Faso ainsi que tous les avantages et perspectives qu’ils offrent.
Un rond-point, un espace vert
Rond-point des Nations-Unies ou rond-point de la Patte d’Oie sont quelques noms qui résonnent dans l’esprit des burkinabè du fait de la beauté architecturale à laquelle ils renvoient. Au-delà de leur mission régalienne, les ronds-points constituent des espaces verts qui contribuent à la lutte contre le changement climatique. L’état burkinabè, ayant compris le bien-fondé de cette initiative, a mis en place un programme au ministère de l’environnement intitulé « un rond-point, un paysage aménagé ». A la faveur de cette initiative de restauration du couvert végétal, des carrefours comme celui de la Patte d’Oie ont été reverdis. Les espaces verts, propices à plusieurs initiatives, offrent de nombreux avantages aux populations.
Les avantages des carrefours à sens giratoire
Les ronds-points convenablement aménagés sont des endroits calmes et assez relaxants pour y mener des activités intellectuelles. Une fois couvert de leurs manteaux verts, ils font office d’espace de sport et de loisirs divers. Le rond-point des héros nationaux est un modèle en la matière. Depuis quelques années, ces espaces verts servent également de siège de rassemblement pour les cellules de veille citoyenne. Cela peut être considéré comme une solution innovante dans la lutte contre le grand banditisme.
Alternative pour un cadre de vie plus verdoyant
Afin de renforcer notre couvert végétal, nous devons nous inspirer des grands noms comme Yacouba Sawadogo, l’homme qui a combattu le désert en le reboisant sur plusieurs décennies. D’une part il faut motiver et encourager les investisseurs à aménager les ronds-points. En effet, ces espaces sont une opportunité d’investissement dans le domaine de la librairie, du sport et des loisirs. D’autre part, l’insertion de la plantation et l’entretien d’arbres dans le critère de validation des diplômes (CEP, BEPC, etc) pourrait contribuer à restaurer le couvert végétal de notre pays. Les associations en synergie d’action pourraient également se donner les moyens de reverdir nos villes. Respirer de l’air pure et naturelle serait plus agréable et la beauté de nos villes passe aussi par le nombre d’espaces verts aménagés.
Conclusion
Le Burkina Faso est un modèle en matière d’aménagement des carrefours à sens giratoire avec l’architecture et la verdure au centre de ces édifices. Il est important de les utiliser convenablement pour le plus grand bien de tous.
