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Le SAHEL FACE A LA TRAGÉDIE NUMÉRIQUE : CAS DU MALI

Introduction: 

La consolidation de la paix numérique, les États du Sahel interpellés !

Bien que les réseaux sociaux soient considérés comme une magie de notre époque à travers des énormes avantages qu’ils procurent , notamment  la communication efficace, accès rapide à l’information, le rapprochement, le travail et le management à distance constituent une menace pour la paix au Sahel par le mauvais et irresponsable usage dont en font certains internautes connus sous le nom « Videoman » au Mali dans le jargon populaire des Web activistes professionnellement parlant.

 

L’urgence d’assainir les réseaux sociaux 

 

Ces dernières années les réseaux sociaux sont devenus un lieu par excellence de partage  de désinformations, de discours haineux et autres contenus toxiques tendant à perturber la tranquillité  des internautes, l’ordre social.

 

C’est fort de ce constat que les pays de la communauté ouest-africaine ont jugé nécessaire de mettre  en œuvre un instrument juridique pour encadrer  les dérives sur les réseaux sociaux afin d’atténuer les conséquences néfastes qu’elles impactent sur la quiétude sociale, dénommé la loi sur la cybercriminalité. Une loi très rigide qui s’explique par l’urgence de mettre fin à des pratiques dont les conséquences coûteront très cher face à l’absence d’une réponse immédiate, rigoureuse et dissuasive sur la paix numérique et sociétale.

 

Aux mesures répressives il faut explorer d’autres alternatives 

 

Certaines organisations conscientes que le problème ne peut se résoudre par seulement la répression font de leurs mieux en sensibilisant et formant les populations sur les dangers des contenus toxiques et discours haineux sur la cohésion sociale,  la vérification, la fiabilité des informations pour promouvoir une utilisation responsable des réseaux sociaux.

 

Des remarques pertinentes révèlent une nécessité d’extension des programmes de ces organisations notamment par la prise en compte des « videomen » de la diaspora car c’est eux qui sont les principaux auteurs de la diffusion des contenus toxiques et de fakenews sur les réseaux sociaux du fait qu’ils échappent à la justice malienne compte tenu de leurs positions géographiques.

 

Conclusion 

 

Face à cette tragédie numérique les États sahéliens doivent prendre entièrement leur responsabilité en adoptant une posture d’anticipation par des vastes campagnes de sensibilisation et de formation, mais aussi par une éducation à l’usage utile et responsable des réseaux sociaux, par complémentarité aux mesures reprises déjà établies.

 

Issaka Sidibe

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