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Wildlife Tourism College Maasai Mara

L’école de tourisme animalier du Maasaï Mara: union de la nature et des Maasaï

Introduction

Une première classe de 40 étudiants Maasaï va commencer sa formation d’un an pour devenir guide de safari en mai 2023 au « Wildlife Tourism College of Maasai Mara » dans la zone de conservation de Pardamat dans le sud-ouest du Kenya.

 

Cette formation de guide va enseigner le suivi des animaux sauvages, l’identification des animaux sauvages, les langues étrangères et l’intelligence émotionnelle. Depuis la pandémie de COVID-19, il existe un manque mondial de guides de safari accrédités, alors la construction de cette école de tourisme animalier du Maasaï Mara vise à réduire cet écart en informant la population Maasaï sur la faune, par exemple sur les comportements des animaux et sur les routes migratoires. Cela permettra de ne plus considérer les animaux sauvages comme une menace extérieure pour la communauté et de favoriser au contraire une relation mutuellement bénéfique.

 

La zone de conservation Pardamat 

La fondation de cette école, décision soutenue par l’organisme de conservation animalière du Kenya (« Kenyan Wildlife Trust ») et par « EDU Africa », parmi d’autres organisations caritatives de conservation et d’éducation, a été motivée par l’augmentation, à l’échelle du continent, de conflits entre les humains et les animaux sauvages. La zone de conservation de Pardamat est la seule zone de conservation Maasaï à triple usage; des animaux sauvages, du bétail et des personnes habitent dans cette zone, ce qui rend la possibilité de conflit ici plus élevée que dans toute autre zone de conservation sur la territoire Maasaï.

 

Quatre-vingt-dix pour cent des terres de la zone de conservation de Pardamat sont utilisées pour l’agriculture pastorale, ce qui a entraîné l’installation de clôtures sur les routes migratoires traditionnelles des animaux pour faciliter l’agriculture individuelle.  À leur tour, les animaux détruisent les clôtures et les champs pour trouver de l’eau et des pâturages frais. En outre, selon la Banque mondiale, le Kenya est classé au 152ème rang sur 181 dans l’indice ND-GAIN (2019), qui évalue la capacité des pays à faire face au changement climatique. Par conséquent, le Kenya est extrêmement vulnérable aux effets du changement climatique et ses animaux sauvages sont donc forcés de pénétrer davantage dans la vie de la communauté locale à la recherche de nourriture et d’eau.

 

Avantages de la construction de l’école

La zone de conservation de Pardamat est une des rares zones de conservation qui ne bénéficient pas du tourisme, car il n’existe pas de camps de safari à l’intérieur de la zone. La construction de cette école a créé des emplois dans la zone, une tendance qui va continuer car l’école comprend un centre de recherche, qui va inviter des professeurs étrangers et des chercheurs à partager leur expertise avec la communauté.

 

En plus des avantages économiques que l’école va apporter à cette zone, le « ‘Wildlife Tourism College of Maasai Mara » va soutenir la communauté locale en fournissant aux personnes Maasaï les outils nécessaires pour vivre en harmonie avec les animaux sauvages et pour cultiver une coexistence pacifique dans la zone de conservation de Pardamat.

 

Traduit par Maggie Wilcox.

Olivia Franks

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