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Acoli Marriage

LE MARIAGE CULTUREL DU PEUPLE ACOLI

L’Ouganda est un pays populaire d’Afrique de l’Est, largement connu pour ses produits agricoles tels que le coton, le tabac et le thé. Cette nation enclavée comprend plusieurs montagnes, lacs et savanes spectaculaires. Il abrite une faune variée, notamment des mammifères, des primates et des reptiles. L’Ouganda compte plusieurs tribus ; chaque tribu a donc sa propre façon traditionnelle de célébrer les mariages, ce qui la rend unique et différente des autres.

ORIGINE DU MARIAGE PAACOLI

Acoli, l’une des tribus ougandaises située dans le nord de l’Ouganda et dirigée par le chef suprême, Rwot David Acana, a son propre mode de mariage traditionnel, connu sous le nom de nyom pa Acoli. Pour les Acolis, le mariage n’est pas simplement l’union de deux personnes, mais un engagement divin unique, un rituel traditionnel d’union qui réunit physiquement et spirituellement deux personnes sans lien de parenté, un homme et une femme, qui s’accordent commodément par l’intérêt qu’ils portent l’un à l’autre, afin de remplir les obligations de la vie en matière de procréation et d’évolution de la société.

Mariages traditionnels à Acoli

Traditionnellement, une personne qui n’est pas mariée est considérée comme quelque peu inférieure en raison de son statut matrimonial. Elle ne peut pas participer aux processus décisionnels de la société. Cette situation est toutefois encore observée dans certaines parties du pays d’Acoli. C’est pourquoi, pour être reconnu, il faut passer par le mariage traditionnel conformément aux coutumes du peuple Acoli. Comme pour toutes les autres tribus d’Ouganda, les mariages Acoli sont soumis à des procédures à respecter. Ces procédures sont expliquées ci-dessous..

1. La parade nuptiale

Il s’agit d’un processus au cours duquel le marié identifie sa future compagne. Il peut approcher la femme lui-même et lui faire part de ses intentions, ou ses proches peuvent le faire en son nom. Il s’agit de vérifier les antécédents des personnes et des familles afin d’éviter les liens de parenté et les anomalies génétiques.

2. Déclaration d’intention de mariage

Une fois cette étape franchie, l’homme déclare son intention de se marier et est présenté à la famille de la femme au cours d’une cérémonie d’introduction, qui montre que la famille de la femme a accepté que l’homme devienne l’époux de sa fille.

3. Permission de visite.

Avant le début du rituel du mariage, la famille du marié demande la permission de rendre visite à la famille de la mariée et propose une date pour leur visite. Respectueusement, la famille de la mariée peut choisir de refuser la date proposée et d’en proposer une autre, en expliquant les raisons de son refus.

À la date proposée, la famille du marié est censée verser une certaine somme d’argent, appelée obal tic, en compensation du temps passé par les oncles et les tantes pendant les préparatifs et les réunions.

4. Le jour de la cérémonie

Le jour du mariage, une corde est attachée à l’entrée de la maison de la mariée. Lorsque la tante de la mariée voit arriver la famille du marié, elle fait des ululations, appelées kigira, pour leur souhaiter la bienvenue dans la maison de la jeune fille et, une fois que c’est fait, l’homme rend hommage à la tante en lui versant une certaine somme d’argent. L’oncle de la mariée accueille ensuite la famille du marié et, plus tard, la tante présente brièvement la vie de la mariée, son éducation et ses sœurs. Le marié apporte des objets tels que des manteaux pour le père de la mariée, des tong et des gomesi pour la mère et les tantes de la mariée, ainsi que des vaches, et ils négocient le prix de la mariée.

Les Acolis pensent que le nyom obedi wudui, le prix de la mariée, peut être payé en plusieurs fois. Le mariage est célébré dans une maison au toit de chaume, et la famille du marié se met à genoux jusqu’à ce qu’elle entre dans la maison. Une fois que tout cela est fait, la tante de la mariée fait des ululations pour indiquer que les négociations ont été un succès (keny odonyo). Une fois les négociations terminées, la mariée reste chez elle pendant une semaine, la tante et ses sœurs l’emmènent chez le mari, une petite fête est organisée et elle est accueillie dans son nouveau foyer.

Ils sont enregistrés auprès du Bureau des services d’enregistrement de l’Ouganda et disposent de formulaires de mariage pour prouver leur union. Des certificats de mariage Acoli portant le sceau du chef suprême d’Acoli sont mis à la disposition des parties.

Conclusion

Cependant, les mariages Acoli célébrés jusqu’à présent ne respectent pas leurs croyances culturelles puisqu’ils ont tendance à copier les méthodes occidentales et centrales de célébration des mariages, par exemple, la façon de s’habiller, les Acoli préférant porter des mushananas comme les Occidentaux plutôt que des kikoyo et des gomesis comme auparavant. Ce nouveau mode de célébration des mariages a modifié les perspectives des Ougandais.

Traduit par Satigui Mamadou SIDIBE

PRISCILLIA LAMARO

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