INTRODUCTION
La violence basée sur le genre est une violation des droits de l’homme communément négligée en Afrique. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) la définit comme des actes nuisibles dirigés contre un individu en fonction de son sexe. Les victimes subissent des préjudices physiques, sexuels, économiques et mentaux en public et en privé. Les études indiquent qu’un grand pourcentage des victimes sont des femmes. Elles estiment qu’une femme sur trois subira des violences physiques ou sexuelles.
Plusieurs normes culturelles et sociales africaines favorisent la violence sexiste. De nombreuses organisations sociales ont sensibilisé le public à ce problème. Elles ont informé les femmes de leurs droits et offert un soutien juridique aux victimes. Cependant, dans leurs multiples rôles de grand-mère, de mère, de tante, d’épouse et d’amie, certaines femmes africaines sont à peine réactives pour aider à supprimer la violence sexiste. Au contraire, elles contribuent à la promouvoir.
COMMENT LES FEMMES ENCOURAGENT LA VIOLENCE BASÉE SUR LE GENRE,
Certaines femmes inculquent cette violence à leurs fils/petits-fils à travers leurs enseignements. Elles leur disent de briser leurs femmes jusqu’à ce qu’elles soient soumises et de les dominer d’une manière qui inspire la peur plutôt que le respect.
Certaines grands-mères disent à leurs petits-fils qu’une femme pourrait prendre leur politesse pour de la faiblesse et penser que même si elle fait du tort à son homme, il ne fera rien.
Elles prétendent que la solution pour une mauvaise conduite est de la frapper et de la battre pour la discipliner.
La triste réalité est que certaines femmes qui ont été longtemps victimes de violence sexiste encouragent leurs frères à battre leurs femmes pour des raisons mineures, par exemple, rentrer tard à la maison, ce qui pourrait résulter de circonstances inévitables. Elles soutiennent ouvertement les actions de leur frère et affirment qu’une femme ne devrait pas entrer dans la maison plus tard que son mari.
Ils exhortent les femmes à endurer et affirment que le mariage n’est pas pour les timides. Parfois, leur première préoccupation est de savoir ce que la femme a fait de mal pour contrarier l’homme, même si son visage est défiguré et qu’elle saigne à cause de ses coups.
CONCLUSION
Les femmes doivent compatir avec leurs semblables. Elles doivent conseiller à leurs frères et fils de mieux résoudre les conflits domestiques au lieu de les inciter à torturer leurs femmes.
Pour une bonne santé conjugale, le respect est l’un des principaux facteurs qui doivent être observés dans la résolution de tout conflit domestique.
Traduit par: Youssouf haidara
