Introduction
L’industrie du textile et de l’habillement est le deuxième secteur le plus important du continent africain, et on estime que l’Afrique du Sud emploie 80 000 personnes. L’essor de la mode rapide ne menace pas seulement la sécurité des personnes employées par l’industrie textile en Afrique du Sud, il a également un effet terrible sur l’environnement en raison des pratiques de la mode rapide.
Les origines de la mode rapide
Au début des années 2000, une tendance apparemment inoffensive a vu le jour dans la fabrication de vêtements : des marques reproduisaient des répliques bon marché d’articles de mode de créateurs et les vendaient à un prix permettant à un plus grand nombre de personnes de se les offrir. Le succès de ce modèle économique a permis à la fast fashion de prendre le monde d’assaut. Pour répondre à la demande croissante, les marques de fast fashion ont recours à des pratiques néfastes pour l’environnement et les personnes.
Le mauvais côté des jolis vêtements
Pour économiser sur les coûts de production tout en maintenant leurs vêtements à un prix abordable, les marques de fast fashion trouvent les fabricants de textiles les moins chers dans des pays où le droit du travail n’est pas appliqué, ce qui entraîne le recours au travail des enfants ou au travail forcé.
Le plus souvent, ces pays sont des pays en développement et les lois environnementales essentielles qui seraient normalement appliquées dans les pays développés sont ignorées. Cela inclut la contamination des rivières par des produits chimiques nocifs. Dans une étude menée pour tester les niveaux de pollution des rivières d’Afrique australe, on a découvert qu’une rivière du Lesotho était polluée par la teinture utilisée dans les jeans. Dans un cas similaire , la rivière Msimbazi en Tanzanie, qui se trouve à proximité d’une usine textile, a été trouvée avec le même niveau de pH que l’eau de Javel.
Alternatives écologiques à la mode rapide
La mode rapide est bon marché pour une bonne raison, les articles ne durent pas et les déchets finissent dans les décharges au lieu d’être recyclés ou économisés. La friperie consiste à acheter des vêtements d’occasion dans un magasin d’occasion ou chez un revendeur, et le recyclage consiste à réparer ou à améliorer des vêtements que l’on possède déjà. Acheter auprès d’un fabricant local est également une excellente alternative à la fast fashion, et c’est un moyen de développer l’économie locale et d’encourager l’esprit d’entreprise et le travail indépendant.
Conclusion
Ces pratiques de mode durable peuvent être adoptées pour réduire l’effet de la fast fashion, car celle-ci n’a pas sa place dans un monde respectueux de l’environnement. Dans l’ensemble, les effets négatifs de la mode rapide, tels que le remplissage excessif des décharges par des déchets textiles ou la contamination des sources d’eau par des teintures, l’emportent sur les avantages qu’elle présente.
