ZIMBABWE ENVIRONMENT

DE L’IMPACT DE LA CHINE SUR L’ENVIRONNEMENT DU ZIMBABWE

INTRODUCTION

En 2018, le Zimbabwe et la Chine sont devenus des  » partenaires stratégiques  » officiels. La Chine fournit une source de crédit et d’investissement qui est importante pour l’économie du Zimbabwe. Le pays serait en difficulté sans ces investissements. Cependant, pour ceux qui vivent dans les zones où les entreprises chinoises exploitent des mines, cette relation a plutôt entraîné de graves problèmes environnementaux.

De nombreux pays d’Afrique sont de plus en plus dépendants de la Chine. Le cas du Zimbabwe peut inciter à la prudence les autres pays qui envisagent une telle relation. Il peut également encourager des organisations plus durables à investir dans des pays qui ont besoin de capitaux et de soutien.

SUR LE TERRAIN AU ZIMBABWE

Les sociétés minières chinoises ont été accusées de ne prêter que très peu d’attention aux impacts environnementaux de leur travail. Selon les membres d’un village de Buja, elles laissent derrière elles des routes et des ponts endommagés, et polluent l’air. Les explosions qu’elles utilisent pour accéder aux zones minières laissent des débris et endommagent les bâtiments. Ils ne restaurent pas les terres qu’ils ont fini d’exploiter. Cela laisse des fosses ouvertes qui sont dangereuses pour les enfants et la faune.

Dans certains cas, elles expulsent effectivement des personnes de leurs maisons ancestrales, avec des promesses d’indemnisation limitées. Elles sont souvent expulsées de zones où le sol est propice à une agriculture productive. Le gouvernement zimbabwéen a autorisé cette pratique dans une certaine mesure.

POURQUOI LE GOUVERNEMENT AUTORISE-T-IL CELA?

Les entreprises chinoises sont un investisseur important dans l’économie zimbabwéenne. À bien des égards, le pays serait encore plus en difficulté sans ces investissements. Ils peuvent améliorer les revenus et le niveau de vie des Zimbabwéens. Le gouvernement a la délicate tâche d’équilibrer ces avantages avec les inconvénients décrits ci-dessus.

Si le peuple zimbabwéen y consent, une solution possible serait que d’autres entreprises ou gouvernements se substituent à la Chine. Si le gouvernement zimbabwéen se voyait proposer des investissements alternatifs, il aurait de bonnes raisons d’accepter. Il y aurait une infusion similaire de capitaux, avec des garanties environnementales plus importantes.

Cet investissement pourrait provenir de l’Occident. Toutefois, cela exigerait des pays occidentaux qu’ils agissent différemment de ce qu’ils ont fait à certains moments dans le passé. Il est arrivé à maintes reprises que l’Occident exploite les pays en développement et donne la priorité au profit. Toute contribution aux infrastructures et à la croissance économique devrait désormais être faite de manière durable et équitable.

COMMENT LES COMMUNAUTÉS LOCALES RÉAGISSENT-ELLES ?

Il y a eu au moins deux cas où des sociétés minières chinoises ont perdu leur licence d’exploitation après des plaintes de communautés locales. L’effort de la base a été important dans la décision d’annuler les licences d’exploitation de charbon dans le plus grand parc national du Zimbabwe. Ce verdict a été appliqué au reste des parcs nationaux. Le gouvernement recommande désormais à toute société minière de procéder à une évaluation environnementale avant d’entamer ses travaux.  Toutefois, cette recommandation n’est pas encore systématiquement appliquée.

CONCLUSION

Le Zimbabwe démontre le risque environnemental lié à l’établissement d’une relation avec la Chine. Cependant, le gouvernement n’a guère d’alternative en raison du manque de soutien des autres parties. En l’absence d’offres de différents investisseurs, les économies en difficulté peuvent continuer à accepter les risques d’investissements non durables. Et ce, quel que soit le coût environnemental qu’elles devront payer.

Jed Michael

VIEW ALL POSTS

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *