Les stocks de poisson mondiaux subissent d’énormes baisses grâce à la surexploitation. La méthode de l’aquaculture est donc entrée en vigueur pour aider à satisfaire la demande alimentaire mondiale toujours croissante. L’aquaculture c’est élever les organismes aquatiques tels que les poissons, les mollusques et les algues sous des conditions contrôlées. Il a lieu dans les systèmes terrestres tels que les réservoirs intérieurs ou les systèmes à base d’eau tels que les cages sous-marines. On obtient maintenant plus de 50% des fruits de mer mondiaux de l’aquaculture. C’est une industrie en rapide expansion en Afrique, mais malgré cela le continent constitue seulement 3% de la production mondiale totale. Vu que l’agriculture traditionnelle continue à subir les effets du changement climatique, beaucoup de gens croient que l’expansion de l’aquaculture durable sera cruciale pour garantir la sécurité alimentaire à travers le continent dans les décennies à venir.
Est-ce que l’aquaculture est écologiquement durable ?
Les impacts de l’aquaculture sont très variables. Dans le pire des cas, elle peut être accablante pour les écosystèmes naturels, surtout les littoraux. Par exemple, dans l’Asie du Sud-Est, l’élevage intensif des crevettes a ravagé les habitats des mangroves, contaminé les eaux côtières et introduit espèces exotiques dans les populations naturelles. De l’autre côté, il y a un grand potentiel pour l’aquaculture à faible impact. Les organismes aquatiques sont une ressource agricole extrêmement efficace : vu qu’ils sont créatures de sang-froid (des créatures dont sa température corporelle se base sur les conditions extérieures), ils transforment l’énergie en masse musculaire de manière plus efficace que les mammifères tel que les vaches, qui utilisent une partie de leur énergie pour maintenir une température corporelle constante. Ceci veut dire qu’on a besoin de beaucoup moins de nourriture pour produire la même quantité de protéines avec les populations de poisson d’élevage. Ceci peut beaucoup réduire la pression sur le terrain pour la production de l’alimentation animale. Cependant, en pratique, les effets de l’aquaculture dépendent de plusieurs facteurs, y compris les espèces qu’on élève, l’endroit de la ferme, et l’intensité des techniques agricoles.
Où est-ce qu’on a atteint l’aquaculture durable ?
Plusieurs pays africains ont commencé à investir dans les programmes d’aquaculture durable. On a lancé une grande initiative en Tanzanie sur l’île de Zanzibar, où l’élevage des concombres de mer est devenu une grande industrie. Capables de tolérer des températures d’eau élevées, les concombres de mer sont résistants au réchauffement des océans dû au changement climatique, et ils réalisent de nombreuses fonctions qui aident à la santé de l’écosystème marin. Ils s’alimentent de plantes microscopiques et débris, et ils n’ont pas besoin de grands apports d’aliment (à la différence des poissons carnivores tel que le saumon, ce qui réduit encore leurs impacts environnementaux.
L’élevage des concombres de mer a été introduit à Zanzibar en 2011, et il emploie maintenant à plus de 25.000 personnes sur l’île. Bien qu’on ne les voie pas comme nourriture – ils sont en lieu exportés à l’Asie – ils apportent une source de revenu cruciale qui soutient les modes locaux de subsistance. D’autres pays tel que le Madagascar et l’Afrique du Sud investissent aussi dans l’élevage des concombres de mer, avec d’autres organismes de faible-impact tels que les algues et les huîtres.
Ayant le taux de croissance d’aquaculture le plus haut mondialement, il est probable que l’aquaculture deviendra une partie importante des systèmes agricoles de l’Afrique à l’avenir. Bien que la plupart des fruits de mer actuels de l’Afrique vienne des fermes de poissons-chats d’eau douce et de tilapia, répondre aux besoins nutritionnels sans compromettre la santé aquatique requerra investissement continu dans l’élevage des espèces avec le moindre d’impacts négatifs sur l’environnement.
