Perdu À La Traduction : La Exploration Du Paysage Linguistique D’afrique

L’Afrique est un continent d’abondance: elle contient beaucoup de pays, de cultures, de gens et leur politique. Là-dedans, on peut trouver une grande abondance de langues. L’Afrique comprend un tiers des langues du monde, dont 2,000 sont orales et vingt-deux sont dites en langues des signes. En fait, vingt sur vingt-cinq des pays les plus diverses linguistiquement se trouvent en Afrique ; le Nigeria arrive troisième en comprenant 515 langues orales et dix langues officielles partagées entre 196 millions de personnes (l’Index Ethnologue). On pourrait y trouver trois raisons principales pour lesquelles l’Afrique compte tellement de langues : la théorie « Out of Africa », l’usage d’interprètes à travers les royaumes, et le développement des langues vernaculaires (les dialectes locaux) pidgins et créoles hors des langues africaines et européennes.

« Out of Africa »

La théorie largement soutenue que les êtres humains modernes venaient d’Afrique et puis se répandaient autour du monde est essentielle à l’explication d’une partie de la diversité linguistique trouvée autour du continent. La généticienne Sarah Tishkoff de l’Université de Pennsylvanie, une scientifique qui est experte en l’étude des changements biologiques des humains à travers l’histoire, déduit que les langues « n’ont pas manqué de temps » d’accumuler parmi une multitude de langues, de climats et de peuples. Cela est dû au fait que l’on s’installe en Afrique depuis plus de temps
qu’ailleurs dans le monde, et les 3000 tribus estimés en l’Afrique d’aujourd’hui, où des langues orales peuvent changer après quelques kilomètres, renforcent l’idée que le temps joue un rôle essentiel dans la diversité linguistique des cultures.

Les interprètes royaux

L’intégration politique et culturelle limitée entre les dirigeants des royaumes traditionnels et leurs sujets contribue au paysage multilingue actuel en Afrique. L’usage d’interprètes par des rois et des dirigeants africains se présente comme crucial pour la maintenance de la diversité linguistique à travers les territoires dirigées par une famille – un contraste choquant aux objectifs des nations
européennes, qui se concentraient sur l’assimilation (l’intégration ou l’absorption) culturelle pendant que leurs empires s’étendaient en régulant les langues. La reconnaissance de la valeur des langues pour l’affirmation d’identité a permis la prospérité d’une grande variété des langues et des dialectes dans les royaumes dans toute ;Afrique. L’existence des familles linguistiques « plus petites » et « isolées » avec très peu de locuteurs ainsi que les langues non classées, démontre la manière dont beaucoup de langues ont pu survivre.

Le pidgin et la créole

Inextricable du colonialisme européen, le développement des langues pidgins et créoles en Afrique explique plus profondément les langues et vernaculaires riches qui se trouvent d’un bout à l’autre du continent qui continuent à être largement parlée aujourd’hui. L’expansion européenne en Afrique menait au besoin d’une langue commune afin d’aider la communication entre les colons européens et les africains, et donc les langues pidgin commençaient à apparaître. L’anglais pidgin de l’Afrique
de l’Ouest est un tel exemple, ce qui est devenu la lingua franca, ou langue commune, au long de la côte de l’Afrique de l’Ouest pendant le commerce atlantique d’esclaves. Cette langue des commerçants était adoptée comme une langue primaire plus tard ; elle se transformait en une langue créole plus complexe, ce que l’on continue à utiliser en des variations différentes répandues.

 

Le nombre des langues créoles basées sur l’anglais que l’on continue à utiliser comme des langues principales ou secondaires en Afrique de l’Ouest a beaucoup augmenté pendant le dernier siècle ; actuellement, il y en a plus de 100 millions de locuteurs. La langue Aku en Gambie, le Krio en Sierra Leone et l’anglais pidgin au Ghana sont des exemples supplémentaires, dont tous viennent de l’ancien anglais pidgin de l’Afrique de l’Ouest. L’usage de ces langues « officieuses » pendant les mouvements décoloniaux et anticoloniaux dans toute Afrique montre la puissance des langues
quant à la création d’identité collective. Les langues créoles et pidgins diverses qui découlaient des solutions à la communication pendant l’expansion coloniale européenne restent une partie de vie quotidienne pour des millions, et donc elles font une partie importante de la diversité linguistique dans toute Afrique.

EMILY DUCHENNE

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