Comment les médias sociaux transforment la politique africaine

Pourquoi certains gouvernements africains ont-ils considéré les médias sociaux comme une menace, ce qui les a amenés à empêcher leurs citoyens de les utiliser ? Les plateformes de médias sociaux telles que Facebook, WhatsApp et Twitter offrent un nouvel espace de discussion et permettent aux gens de communiquer entre eux beaucoup plus facilement et rapidement. L’accès à Internet signifie également un meilleur accès du public à l’information. Les nouvelles peuvent être partagées avec des milliers, voire des millions de personnes en l’espace de quelques heures. Les gouvernements se méfient des médias sociaux car ils pourraient être utilisés pour diffuser des informations que le gouvernement ne souhaite pas partager ou des opinions qui critiquent les actions du gouvernement.

KENYA : L’UTILISATION DES MÉDIAS SOCIAUX EST LA PLUS RÉPANDUE EN AFRIQUE

Le Kenya est le pays africain qui compte le plus grand nombre d’utilisateurs de médias sociaux. Beaucoup ont commencé à appeler le Kenya la « savane de silicium », le comparant à la Silicon Valley en Californie qui est devenue un centre mondial pour la technologie et les médias sociaux. Depuis que l’accès à Internet a été introduit au Kenya dans les années 1990, son utilisation a énormément augmenté.

La majorité des Kényans y ont accès via les téléphones portables. WhatsApp et Facebook sont les plateformes les plus populaires et les utilisateurs de médias sociaux les plus courants sont les 21-35 ans, qui passent en moyenne 3 heures en ligne par jour. Leurs principales motivations pour utiliser les médias sociaux sont l’actualité, la politique et le divertissement.

De nombreux Kenyans se sont également tournés vers les médias sociaux pour contester les fausses représentations du Kenya par les médias internationaux. Par exemple,

LES DANGERS DES MÉDIAS SOCIAUX

Si beaucoup ont souligné les avantages que les médias sociaux peuvent offrir, d’autres ont fait remarquer qu’ils ont aussi un côté sombre.

Beaucoup ont accusé les médias sociaux de diffuser des « fausses nouvelles », c’est-à-dire des informations erronées. Par exemple, la Tanzanie a rendu illégal le partage de fausses informations en ligne dans le cadre de ses lois sur la cybersécurité (sécurité en ligne).

Les plateformes de médias sociaux créent des communautés et vous dirigent vers les informations qui, selon elles, vous intéressent. Cela peut être dangereux lorsqu’une personne est ciblée par un groupe terroriste, par exemple, car les idées extrêmes peuvent se normaliser grâce à la création de ce que l’on appelle des « chambres d’écho ». Les chambres d’écho sont des espaces en ligne où un seul ensemble d’idées est exprimé, ce qui conduit les membres de cette communauté à penser que les opinions exprimées au sein de ce groupe sont les seules et « bonnes » idées à avoir.

CONCLUSION

Alors que le nombre d’utilisateurs de médias sociaux en Afrique ne cesse de croître et que les plateformes de médias sociaux commencent à jouer un rôle plus important dans la vie quotidienne des Africains, leur importance en politique deviendra inévitable. Les médias sociaux ont un potentiel énorme pour donner aux gens ordinaires une voix politique, accroître la transparence, promouvoir la démocratie et fournir aux gens de nouvelles solutions aux problèmes quotidiens. Cependant, les médias sociaux comportent également des risques. Il est difficile de réglementer ce qui se passe en ligne, et les plateformes de médias sociaux peuvent également être utilisées par des groupes ayant de mauvaises intentions pour manipuler les personnes vulnérables. Nous devons entrer dans l’ère numérique, mais il est important de sensibiliser les gens aux risques que comportent les plateformes en ligne.

Marwin Ramos

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