Histoires africaines: « Chaque homme est une race » par Mia Couto

Mia Couto est un auteur du Mozambique. Il y a vécu toute sa vie et a survécu à la guerre FREMILO contre les portugais qui a rendu la liberté au Mozambique. Ces histoires parlent souvent de l’identité des africains. Cet article se concentrera sur quelques-unes de ses histories.

‘THE PRIVATE APOCALYPSE OF UNCLE GEGUE’ (‘L’APOCALYPSE PRIVEE D’ONCLE GEGUE’)

« L’histoire d’un homme ne peut être raconté correctement parce qu’une personne ne cesse jamais de renaitre au cours de sa vie. Personne ne vit une seule vie, puisque toute personne se multiplie et se diversifie elle-même. » Ce passage marque le début de l’histoire. Il nous rappel que les humains se changent continuellement. Notre qualité peut grandir ou diminuer mais le choix est le nôtre.

Le garçon qui raconte l’histoire vit chez son oncle. Un jour quand son oncle est endormi, une femme mystérieuse apparait. Son oncle l’a prévenu : « Les femmes sont des terres disputées et quand on les traverse, on se perd. » C’est ce qui se passe quand le neveu devient proche d’une femme appelée Zabelani. Quand son oncle le découvre, elle est renvoyée.

Le garçon entre dans la milice corrompue dont son oncle fait déjà partie. Ils entrent dans des activités illégales. Le garçon demande à son oncle où vit Zabelani. Il veut la trouver parce qu’il est orphelin et elle est pour lui la seule mère qu’il ait jamais connue. Quand ils arrivent à sa maison ils découvrent que sa maison a été torchée et qu’elle a été enlevée.

Son oncle se sent coupable et ordonne à son neveu de le tuer. Le garçon est triste mais il se sent libre parce que cela confirme son identité d’orphelin. Cette histoire courte parle de l’importance de la famille et de l’amour. Ces choses sont essentielles dans la vie, en particulier après la guerre.

‘THE BLIND FISHERMAN’ (‘LE PECHEUR AVEUGLE’)

Cette histoire parle d’un pêcheur. Le pêcheur Mazembe était perdu en mer. Après plusieurs semaines il commence à mourir de faim et n’a plus d’appât pour pêcher. Il se crève les yeux et s’en sert pour attraper le poisson le plus grand de sa vie. Il avance aveuglement dans son bateau jusqu’à ce qu’il retrouve la terre. Quad il revient « les gens pleurèrent, choqués. Tous voulaient le voir, mais personne ne voulait le regarder. » Ils le trouvent impressionnant mais son apparence les dégoute.

« Mazembe était revenu dépourvu de ce qui, plus que tout autre, constitue notre être pour le monde extérieur : les yeux, les fenêtres qui font passer la lumière de l’âme. » Son aveuglement commence à le convaincre que les personnes et les endroits qui l’entourent n’existent pas. Sa femme lui fait l’offre d’aller pêcher à sa place mais il dit que c’est stupide pour une femme d’aller pêcher. Pour l’en empêcher il ne sort plus de son bateau.

De cette manière il perd conscience de tout appart le vagues. Couto dit « il avait l’air de chercher l’intégralité de son visage parmi les générations de vagues. » Les vagues, cependant, ne peuvent lui parler.

Ce texte propose qu’il faut accepter d’être qui on est. Couto commence en disant « nous vivons loin de nous-mêmes, au pays lointain de la fantaisie. Nous disparaissons, cachés. Pourquoi préférons-nous l’obscurité intérieure ? » Les gens comme Mazembe se cachent par peur. Il est important d’être fier de soi-même. C’est la seule façon d’être content.

‘WOMAN OF ME’ (‘FEMME DE MOI’)

Woman of Me est une histoire courte qui se déroule sur un soir. C’est l’histoire d’un homme qui regarde une femme qu’il aime. Quand il la regarde il réfléchit à la vie.

Il dit « tout ce que je voulais oublier, c’est moi-même. Ci-allongé, il ne me manquait plus que la mort. Non la mort finale, qui nous emmène avec elle. L’autre : la mort d’une saison. » Ce n’est pas la mort mais un sommeil. L’hiver est une forme de mort, mais elle est nécessaire au printemps. Il dit « tout ça à cause de la voix de cette femme : elle lui rappel le murmure du printemps, la séduction du temps jadis, quand il n’y avait rien avant. » C’est cette femme qui le réveil. Elle est le printemps, qui fait pousser les fleurs à nouveau.

Quand il est avec cette femme il voit son histoire et son passé. Il dit « elle cherchait à me retransformer en enfant, pour me ramener à la quiescence primitive. » Elle le fait redécouvrir l’innocence de l’enfance. Il devient un homme meilleur. C’est un moment de renaissance dans sa vie. Etre avec elle le « laisse sans défense et fait de lui un orphelin. » L’amour est quelque chose qui est arrivé tout au long de l’histoire. En aimant, il rejoint ces ancêtres. Il est séparé de ses parents parce que sa nouvelle famille sera avec sa femme. Mais alors il peut avoir des enfants et continuer l’histoire de son peuple et de sa famille.

Il dit aussi « les morts nous envoient des messages, nous les recevons gracieusement dans les ombres. » Il reçoit des connaissances du passe. Toutefois, il ne peut être une personne complète seulement au présent. Il dit « sans elle, je n’étais pas entier mais formé de moitiés arrogantes. En elle, je n’avais trouvé une femme à moi mais la femme du moi, celle qui sera dès maintenant la lumière de ma lune. » Une femme fait partie de l’homme parce que l’homme et la femme se complètent. Quand il est avec elle, elle le fait découvrir des parties cachées de lui-même. Mia Couto montre pourquoi l’amour et les relations sont si spéciales. Quand on est dans une relation heureuse et qu’on traite bien son partenaire, on se perd que pour se retrouver.

Ces histoires parlent de l’identité perdue. Tous les personnages essayent d’échapper à leurs familles et leur travail. Quand nous fuyons de cette manière, nous nous fuyons nous-mêmes. Ça montre qu’il est importé d’être fier de soi-même. Il faut rester au travail et avec sa famille et en être fier. C’est ça le chemin d’une vie heureuse. Un jour, vous auriez peut-être une famille et l’amour en récompense.

*Les traductions du texte anglais par Mia Couto ont été faites par Right for Education. Elles ne sont pas tirées d’une édition fraçaise.

FERGUS MCLANAGHAN

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