Les Femmes ont le Droit de Choisir le Nombre d’Enfants

Le corps d’une femme est le sien et à elle seule. Elle a le droit de prendre des décisions concernant son corps, et cela inclut combien d’enfants elle veut (si elle en veut) et quand elle les veut. La femme, elle-même, est celle qui sait quand elle est physiquement et émotionnellement capable et prête à porter, donner naissance et à s’occuper de son enfant. Personne d’autre ne porte ou ne donne naissance à l’enfant, et donc personne d’autre ne devrait avoir la décision finale sur quand et si une femme devrait être enceinte.


Une fois qu’une femme peut choisir quand et combien d’enfants elle veut, elle est souvent en meilleure mesure de déterminer la forme et la nature des autres parties de sa vie. Elle peut s’engager dans l’éducation et le travail, ce qui l’avantagera en lui donnant des compétences et une plus grande indépendance, et qui avantagera aussi sa famille et la société en raison de l’augmentation de son pouvoir d’achat et de sa liberté. Être une mère peut être une des choses les plus importantes dans le monde, mais d’autres choses sont également très importantes : une femme a le droit d’atteindre son potentiel maximal. Elle n’est pas un utérus sur pattes. Ce potentiel n’est pas incompatible avec le fait d’avoir des enfants, surtout si ces enfants sont prévues par la mère.


En effet, les autres parties de sa vie mènent souvent à être une meilleure mère, en particulier en ce qui concerne l’éducation et le droit et la capacité de travailler. Si une mère a moins de dix-huit ans dans un pays en développement, son enfant à 60% plus de risques de mourir que si elle avait dix-neuf ans ou plus. Les raisons de ce taux de mortalité sont complexes, mais son corps qui n’est pas physiquement prêt et ses niveaux d’éducation qui sont faibles en sont les causes principales. Une grossesse chez les jeunes enfants peut interrompre la scolarité et le travail, et une femme non instruite est moins susceptible d’avoir les compétences et les connaissances pour prendre entièrement soin de son enfant. Cela peut être parce qu’elle n’a pas eu le temps ou la possibilité d’apprendre ces compétences appropriées ou transférables. Ou peut-être qu’elle ne peut pas avoir accès aux soins par la suite (par exemple, en ne pouvant pas lire les informations sur la nutrition ou les étiquettes sur les bouteilles de médicaments). Enfin, elle peut ne pas avoir le pouvoir d’achat fourni par une éducation et un emploi pour payer ces soins.


La planification familiale a d’autres implications de santé positive : cela peut signifier une meilleure santé pour la mère et l’enfant. Les femmes attendent jusqu’à ce qu’elles soient assez âgées pour donner naissance et attendent des périodes de temps raisonnable entre grossesses (plus de deux ans, tel que recommandé par l’Organisation mondiale de la Santé) cela sauve la vie des mères et des enfants. Chaque année, cinquante mille adolescentes meurent pendant la grossesse et l’accouchement, souvent parce qu’elles ne sont pas prêtes physiquement. Par ailleurs, les femmes ont plus du double de risques de mourir à cause de la grossesse si elles deviennent enceintes dans les cinq mois après la naissance précédente, que celles qui sont capables d’attendre un an et demi ou plus. De courts intervalles entre les naissances sont aussi mauvais pour le bébé: les preuves montrent que dans les pays en développement, un écart de moins de deux ans fait que l’enfant a deux fois plus de risques de mourir que ceux qui sont nés trois ans après la naissance précédente. Les intervalles plus courts signifient que les bébés ont plus de risques de présenter une insuffisance pondérale et de subir d’autres problèmes de santé, et moins de chances d’avoir les soins et ressources nécessaires de la famille que s’ils avaient été planifiés et préparés. Les grossesses non désirées peuvent également conduire à des avortements à risque, qui sont dangereux pour la femme.


Les femmes devraient être habilitées à prendre leurs propres décisions concernant leur corps et leurs enfants. C’est leur droit, et elles devraient pouvoir exercer ce droit en ayant accès à une éducation sur la planification familiale et la contraception. C’est uniquement lorsqu’une femme peut planifier ses enfants qu’elle peut organiser et contrôler le reste de son avenir, améliorer ses choix de vie, ce qui ensuite affecte positivement les autres autour d’elle. Cette capacité à faire des choix raisonnés et à planifier ses grossesses augmente également la probabilité d’une bonne santé pour elle et ses enfants. Les femmes ayant la décision finale sur la grossesse avantagera les mères, leurs enfants, leur famille et leur société.
[related_posts_by_tax posts_per_page=“4”]

Marwin Ramos

VIEW ALL POSTS

Leave a reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *