WELCOME TO R:Ed
Parents with their in-laws and the children. Photo credit - AI Generated

L’ÉVOLUTION DES RELATIONS ENTRE BEAUX-PARENTS ET BEAUX-ENFANTS DANS LE MARIAGE

Introduction

Traditionnellement, dans les sociétés africaines, le mariage était considéré comme un lien important unissant deux familles. Des limites étaient établies afin de préserver le respect entre les différents membres des familles. Aujourd’hui, cependant, ces limites semblent évoluer. Le mariage est de plus en plus considéré comme une institution fondée sur des relations étroites, avec moins de restrictions entre les familles.

 

Les relations traditionnelles entre beaux-parents et beaux-enfants

Traditionnellement, lorsqu’une personne se mariait, des limites sociales s’établissaient automatiquement entre les beaux-parents et leurs beaux-enfants. Elder Herbert Jumba, membre du Conseil des anciens de la communauté Luhya, dans l’ouest du Kenya, évoque certaines des règles qui existaient au sein de cette communauté. Par exemple, un gendre n’était absolument pas autorisé à serrer la main de sa belle-mère. Lorsqu’ils se retrouvaient en présence l’un de l’autre, la belle-mère devait veiller à éviter tout contact de ce type. Si le gendre lui serrait la main, un rituel de purification devait être accompli. Cette pratique était considérée comme une marque de respect contribuant à préserver la stabilité du mariage. Il était également considéré comme tabou pour un gendre de rendre visite à ses beaux-parents sans les prévenir au préalable. Il lui était encore plus interdit de passer la nuit sous leur toit. La maison des beaux-parents était considérée comme un lieu d’honneur ; le gendre devait notamment veiller à ce que sa nudité n’y soit jamais exposée. Selon Elder Jumba, il était également tabou pour un beau-père de regarder les jambes de sa belle-fille, sauf s’il succombait à la tentation. De même, une belle-fille ne devait pas entrer dans la chambre de ses beaux-parents. Le versement de la dot constituait également une obligation à respecter.

 

L’évolution

Aujourd’hui, la plupart de ces limites qui contribuaient à encadrer les relations familiales ne sont plus observées de la même manière. De nombreuses familles accueillent désormais leurs gendres sans ces restrictions. Beaucoup de belles-mères acceptent d’entretenir une relation plus proche avec leurs gendres, et se serrer la main n’est plus considéré comme un problème. De même, les relations entre les belles-filles et leurs beaux-pères sont devenues plus ouvertes. Le paiement de la dot fait désormais davantage l’objet de négociations, tandis que certaines familles n’exercent plus de pression particulière à ce sujet. De nombreux changements s’observent ainsi aujourd’hui dans l’institution du mariage.

 

Pourquoi ce changement ?

Cette évolution résulte de plusieurs facteurs, notamment l’éducation moderne, qui a introduit de nouvelles façons de voir et de comprendre les choses. La modernisation contribue également à remettre en question certaines conceptions traditionnelles en Afrique. Enfin, l’urbanisation rapproche des personnes issues de communautés différentes, contrairement aux modes de vie autrefois davantage centrés sur une seule communauté.

 

Conclusion

Le mariage en Afrique connaît une évolution, avec un recul de certaines limites traditionnelles qui encadraient les relations entre beaux-parents et beaux-enfants. Il reste possible de trouver un équilibre entre le respect des traditions et les nouvelles façons d’établir des relations au sein des familles.

George Busolo Lukalo

VIEW ALL POSTS