Introduction
La problématique du chômage en Afrique peut il seulement s’expliquer par une économie en berne dans nos pays respectifs ? Au fil des ans le nombre de jeunes diplômés sans emploi connait une augmentation et par contraste ceux qui arrivent à s’insérer dans le milieu professionnel se chiffrent en compte-goutte. Cette situation est commune à de nombreux pays en Afrique et mérite qu’on s’y penche avec une nouvelle approche.
Inadéquation des formations avec la réalité du marché de l’emploi
La formation des futurs cadres de notre continent est en décalage complet avec les réalités de nos pays. Tandis que de nombreuses filières d’études n’ont pas de débouchées réelles dans le milieu du travail actuel, d’autres secteurs sont saturés donc se former pour exercer dans ces domaines revient à une perte de temps et d’argent. Le constat est amer beaucoup de ceux qui sortent de ces formations sont diplômés mais sans compétence réelle monnayable sur le marché du travail. Cette situation rend encore plus ardue la recherche du travail pour ces jeunes.
Le mythe entourant les avantages du travail de bureau
Pour beaucoup travailler dans un bureau est l’expression ultime de la réussite dans le milieu du travail. Mais comme nous le constatons ceci n’est pas toujours le cas, les secteurs de travail manuels offrent plus d’opportunité d’embauche et d’entreprenariat. En outre le plan de carrière peut avoir une trajectoire ascendante plus rapide dans ces secteurs plutôt qu’au bureau, où pour pouvoir prétendre à certains postes il faut en plus d’être qualifiés avoir une expérience de plusieurs années de travail. Un changement de mentalité est nécessaire sur le regard posé dans le fait de travailler dans un bureau, aucun état au monde ne peut fournir un emploi à tous ses diplômés. Chaque année, le secteur privé vient en soutient en recrutant la plus grande partie des demandeurs d’emploi mais même cela ne peut offrir une opportunité à tout le monde. Dans ce cas l’entreprenariat dans les secteurs dits manuels comme la menuiserie, la plomberie, l’artisanat etc. peut apporter une véritable plus-value à nos pays en réduisant le taux du chômage.
Investir plus dans l’enseignement de secteurs techniques professionnels
Afin de mieux répondre aux besoins réels du marché du travail dans nos pays, valoriser les filières des secteurs techniques professionnels est une piste à creuser. Les professionnels qui travaillent déjà dans ces secteurs font de leur mieux mais force est de reconnaitre que le rendement qualitatif de leur travail peut être amélioré. C’est dans ce cadre que la formation peut venir en appui en aidant à renforcer les capacités de ceux qui travaillent déjà et en formant aussi la future génération de professionnels. On peut développer des filières à fort rendement qualitatif pour desservir le marché local mais aussi international.
Conclusion
Le marché du travail évolue et a des caractéristiques propres à chaque pays. Une formation peut offrir des opportunités dans les pays occidentaux et à contrario n’en présenter quasiment aucunes en Afrique. La priorité en matière de formation est de cibler les besoins et opportunités du pays et former la jeunesse en ce sens.

Comments are closed.