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A street vendor helping the community. Photo credit - AI Generated

L’entrepreneuriat à petite échelle en Côte d’Ivoire : ces héros silencieux qui font vivre nos quartiers

Introduction

Chaque jour, avant même que le soleil ne se lève, des milliers de petits entrepreneurs ivoiriens sont déjà à l’œuvre. Dans les rues, les quartiers, les gares routières et les marchés, ils préparent et vendent des repas, des boissons et divers produits qui permettent à toute une population de commencer sa journée. Souvent invisibles ou marginalisés, ces acteurs de l’économie populaire jouent pourtant un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien de la société ivoirienne. Leur travail mérite d’être reconnu comme une véritable force de développement économique et social.

 

Les premiers travailleurs de la journée : nourrir une nation qui se met en mouvement

Dès quatre ou cinq heures du matin, alors que la ville dort encore, les petits commerçants sont déjà à l’œuvre. Vendeuses de garba, de beignets, de bouillie, d’attiéké, de café ou de riz sauce préparent les premiers repas de la journée. Elles nourrissent ouvriers, chauffeurs, enseignants, étudiants, agents de sécurité et commerçants avant le lever du soleil. Leur rôle devient évident lorsqu’elles sont absentes : retards, longues recherches, journées commencées le ventre vide. Derrière chaque étal se cache un maillon essentiel de l’économie locale. Sans elles, le rythme quotidien des villes et des villages serait profondément perturbé.

 

Une économie populaire qui soutient des milliers de familles                                              

Derrière chaque petit commerce se cache une histoire de courage, de résilience et d’ambition. Avec un capital souvent dérisoire, ces entrepreneurs bâtissent leur avenir et assurent celui de leur famille. Leurs revenus financent l’alimentation, le logement, les soins de santé, la scolarité des enfants et soutiennent parfois toute une famille élargie. Certains développent progressivement leur activité et créent des emplois. Selon la Banque mondiale, l’Organisation internationale du Travail (OIT) et l’Agence nationale de la Statistique de Côte d’Ivoire ANStat, le secteur informel constitue un pilier de l’économie ivoirienne. Ces petits commerçants ne survivent pas seulement : ils font vivre des millions de personnes.

 

Changer notre regard sur les petits entrepreneurs 

Malgré leur contribution essentielle, les petits commerçants restent souvent sous-estimés. Pourtant, ce sont de véritables entrepreneurs qui investissent, gèrent leurs stocks, fidélisent leur clientèle et s’adaptent aux fluctuations du marché. Leur activité exige organisation, négociation, gestion et sens du service. Chaque jour, ils identifient des besoins, proposent des solutions et créent de la valeur. Cependant, ils demeurent confrontés à des obstacles majeurs : accès limité au financement, faible protection sociale, infrastructures insuffisantes et difficultés de formalisation. Mieux les accompagner, c’est renforcer leur productivité, améliorer leurs conditions de vie et bâtir une économie plus inclusive, dynamique et résiliente.

 

Conclusion

Les petits entrepreneurs de Côte d’Ivoire sont bien plus que des vendeurs de rue. Premiers acteurs de chaque matin, ils nourrissent des milliers de travailleurs et soutiennent l’activité économique du pays. Par leur courage, leur persévérance et leur ingéniosité, ils créent de la valeur malgré des ressources limitées. Leur impact dépasse largement leurs étals. Il est temps de reconnaître leur contribution, d’encourager leur professionnalisation et de faciliter leur accès aux opportunités économiques. Soutenir ces entrepreneurs, c’est investir dans une Côte d’Ivoire plus résiliente, plus inclusive et plus prospère pour tous.

Irie Bi Irié Oscard

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