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An illustration of women playing football in the WAFCON. Photo credit - AI Generated

CAN féminine : le talent féminin en quête de reconnaissance

Introduction

Porteuse de talents et d’émotions, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) féminine peine encore à susciter un engouement comparable à celui de la CAN masculine sur le continent africain. À l’inverse, chaque édition de la CAN masculine transforme l’Afrique en une véritable fête du football , stades pleins, forte mobilisation médiatique, débats passionnés dans les rues, les foyers et sur les réseaux sociaux. Plusieurs facteurs expliquent cet écart persistant.

 

Historique de la Can Féminine 

La CAN féminine a vu le jour en 1998 sous l’appellation de Championnat d’Afrique des nations féminines, avant d’être officiellement rebaptisée Coupe d’Afrique des Nations féminine en 2015 par le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF). Depuis sa création, le Nigeria domine largement la compétition avec dix titres, devant la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud. La prochaine édition de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations féminine Maroc 2026, dont le tirage au sort final a déjà été effectué, se déroulera du 26 juillet au 16 août 2026.

 

Une compétition peine à rivaliser avec la CAN masculine

Le manque d’engouement autour de la CAN féminine s’explique par des facteurs culturels, économiques et institutionnels.

Sur le plan culturel, dans de nombreux pays africains, le football reste historiquement perçu comme un sport masculin. Les stéréotypes de genre persistent et relèguent souvent le football féminin au second plan. Les jeunes filles désireuses de pratiquer ce sport font parfois face à un manque de soutien familial et social, ce qui freine la constitution d’une base populaire solide.

Sur le plan économique, le football féminin africain souffre d’un déficit criant de financements. Les fédérations nationales, confrontées à des ressources limitées, privilégient le football masculin, jugé plus rentable. Cette situation entraîne des infrastructures inadéquates, une préparation insuffisante des équipes, des primes faibles pour les joueuses et une organisation parfois approximative des compétitions, affectant la qualité du spectacle. À cela s’ajoute une faible couverture médiatique. Contrairement à la CAN masculine, largement médiatisée avec des plateaux d’analyse et une diffusion massive des matchs, la CAN féminine reste peu visible. Les rencontres sont rarement diffusées, peu mises en avant par la presse sportive et faiblement relayées sur les grandes plateformes médiatiques. Cette invisibilité limite l’intérêt du public et empêche l’émergence de figures emblématiques capables de fédérer les supporters.

 

Conclusion

Malgré ces difficultés, le football féminin africain connaît une progression notable. Les performances de certaines sélections sur la scène internationale et l’implication croissante des instances sportives témoignent d’un changement progressif des mentalités. Toutefois, pour que la CAN féminine atteigne l’ampleur de son homologue masculine, un engagement plus fort des médias, des sponsors, des fédérations et des États demeure indispensable.

 

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Dalu Yolande

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